22.02.2012

Tous ensemble pour les restos du coeur...

Tous ensemble pour les restos du coeur...


... parce que personne n'est à l'abri, parce qu'on ne sait pas que dans sa rue des gens ont faim... parce que c'est un grand soulagement quand au moins on sait qu'on aura quelque chose dans l'assiette...


Souvent les gens pensent que seules certaines catégories sociales sont touchées par la précarité, que c'est une question d'éducation. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu des gens me dire "mais je ne comprends pas! Dans la façon dont vous vous exprimez on voit bien que vous avez un bon niveau intellectuel, comment en êtes-vous arrivée là?".


C'est très simple: on est tous des équilibristes. Diplômés ou non, seul ou en couple, parents ou pas, avec des connaissances ou aucunes... quand on tombe, on tombe. Si un vent violent déporte notre centre de gravité, notre verticalité n'est plus assurée: c'est la chute. Et des vents, il y en a de toute sorte autour de nous, sans compter les tempêtes à l'intérieur de soi qui, en sourdine, ravagent la confiance en soi et entrainent la peur de tout.


L'effort à faire, même s'il est difficile, c'est de pousser la porte des restos du coeur, et d'oser dire "je suis dans la panade, pouvez-vous m'aider?" De 2006 à 2009, j'ai eu besoin d'eux. C'était très dur d'y aller, la première fois je pleurais. De semaines en semaines, je repartais du centre avec de la nourriture, certes, mais aussi de la chaleur, celle de l'accueil des bénévoles, leurs sourires, leurs encouragements, leurs questions sincères sur mes évolutions. C'est bizarre comme sensation, mais quand je mangeais, j'avais aussi le sentiment de me nourrir de la force de Coluche. Sa grande goule lui donnait la force de dire tout haut ce que les gens pensaient tout bas, de mettre les pieds dans le plat et dire des vérités qui dérangent.


Jamais je ne me suis sentie assistée en bénéficiant de l'aide des restos, car dès le début il m'a été proposée de participer aux journées de collecte nationale, qui ont lieu chaque année début mars. Je n'ai jamais eu la moindre hésitation à répondre présente ces jours-là, car au moins je peux rendre un peu de ce qu'on me donne. Même après ne plus avoir eu besoin de leur aide, j'ai continué à bloquer chaque année ces deux jours pour les restos, c'est une évidence. Mon fils ainé, Livier, a même souhaité aider l'année dernière, car il disait "on doit rendre ce qu'on nous a donné, pour pouvoir aider d'autres gens".


Et puis dérapage, confiance à la mauvaise personne qui m'a plombée financièrement, un vol aussi en décembre, bref la pente est à nouveau savonneuse... J'ai mis longtemps avant de me décider à redemander de l'aide, parce que je sais que plus ça va plus il y a de gens qui ont besoin. Jusqu'à ce qu'il neige nous avons vécu sans chauffage. J'étais au bord du gouffre quand j'ai cédé aux insistances de mes enfants pour leur téléphoner. Je suis tombée sur le répondeur, j'ai laissé un message pour expliquer sommairement la situation et demander si je pouvais avoir un peu d'aide. Très rapidement j'ai été rappelée, une bénévole m'a dit "mais oui, viens vite! On va trouver une solution, ne t'inquiète pas". Re-pleurs...


Je me fixe d'y rester peu de temps, je veux que ce dérapage ne soit qu'un petit déséquilibre. Mais ce soutien m'est salutaire côté moral... ça me rappelle quand j'étais malade étant petite, que ma mère me couchait, me couvrait et allait faire un bouillon de légumes pour me soigner. Je ressens le même réconfort, et ça me donne envie de me battre pour guérir.


Voilà ce que sont pour moi les restos.


Ne vivre qu'en considérant le minimum vital, la nourriture, payer les factures liées au logement, considérer tout le reste comme du luxe, permet d'en savourer la moindre essence et ne laisse aucune place au blasement. Tout ce qui ne s'achète pas, et qui est accessible sans modération est beau: le soleil, le ciel quand il s'embrase, le vent, le chant des oiseaux, un bourgeon, les éclats de rire enfantins, les marshmallow fondus au barbecue...


Dépourvu de richesse matériel, on découvre ses propres richesses, celles qui ne se trouvent dans aucune banque. La force de choisir d'être gai même quand c'est dur, la force de voir des fleurs alors qu'on marche dans la boue. Laisser son âme s'exprimer, et avoir encore quelque chose à partager, pour faire sourire et réconforter ceux qui ont encore plus froid que nous.


J'espère un jour pouvoir les aider de ma voix et de mon coeur.

 

05.09.2011

C'est la rentrée!!!

... et une nouvelle aventure pour nous. L'école à la maison, ça fait longtemps que j'en parle, et là j'ai décidé de franchir le pas. Il y a les pour, il y a les contre, et bien que ce soit un droit, un organisme a décidé que je n'agissais pas au mieux des intérêts des enfants... Sauf que c'est moi qui vis au quotidien avec eux, qui vois les conséquences de l'école, bonnes ou mauvaises. Et quand je m'insurge contre le comportement de certains enfants, j'ai en réponse "oui mais vous savez Madame, l'école c'est l'apprentissage de la vie, la société est comme ça ". Objection votre honneur, la société est comme ça si on accepte qu'elle le soit.

Pour reprendre Coluche dans "Deux heures moins le quart avant Jésus Christ", 'César ne serait pas un loup si les romains n'étaient pas des agneaux'. La loi du plus fort, de la majorité, ça m'a toujours saoulée. Je ne pars en guerre contre personne, simplement ce qu'on me propose pour éduquer mes enfants ne me convient plus actuellement. J'ai dû argumenter pour expliquer ce qui a motivé ma décision, j'ai eu en écho "pourquoi ne pas changer d'école? Et si l'échec scolaire est avéré, alors là vous pourrez toujours prendre cette option". Ben non, je ne joue pas la scolarité de mes enfants comme une expérimentation de labo. J'ai l'impression de devoir démontrer scientifiquement un phénomène dont j'ai eu l'intuition. Alors je montre les dents et je remonte les manches, parce que je m'attends à devoir expliquer tout ça à nouveau devant des "autorités compétentes" (ceux qui savent mieux que vous comment vous devez vivre... heum).

Il y a 4 ans, j'avais été en colère de me trouver confrontée à une telle situation, un formatage démesuré, j'avais eu peur aussi. Pour me défendre je n'avais que ma sincérité et ma conviction d'avoir le droit de choisir librement de mon mode de vie, j'avais eu gain de cause et obtenu un non-lieu définitif. Je mesure le chemin parcouru depuis ce temps, mon évolution, car devant la situation actuelle qui semble se dessiner vers le même lieu d'argumentation, je n'ai pas peur, et la colère n'est pas là non plus, juste l'évidence de pouvoir exercer mes droits. J'entends souvent déplorer qu'il y a des parents démissionaires, qui confient l'éducation de leurs enfants à des institutions, qu'ils vont dégommer et tenir pour seuls responsables en cas d'échec. Je fais le choix de m'investir pleinement pour les miens, de prendre la situation à bras le corps pour prodiguer à chacun de mes 3 schtroumpfs l'enseignement qui lui convient, et ça froisse... (c'est qu'il y a des règles, si on trace des routes, qu'on pose des rails, ce n'est pas pour passer dans les champs vous comprenez...)

Enfin bref, pour le moment je n'y vois que des avantages: pas de transport scolaire, pas de cantine, pas de fournitures scolaires spécifiques, pas de cartable, pas de paires de chaussures en double pour l'intérieur et l'extérieur... Pas d'insultes, pas de conflit avec les autres (et j'espère la fin des crachats sur notre porte, mais vu que maintenant je sais qui c'est, même si ça reprend ça ne va pas durer longtemps). Un temps riche pour chacun, la possibilité pour eux de poser plein de questions et de satisfaire leur (balaise) curiosité. Une école sans mur, sans lieu défini, pour prendre conscience que l'apprentissage est partout, à chaque interaction avec ce qui nous entoure, dans l'enceinte d'une école ou en voyageant, en se promenant, en rencontrant des gens de tous horizons. La richesse vient de l'ouverture.

Bon il faut quand même un peu de cadre, la liberté d'apprendre s'accompagne malgré tout d'un minimum de rigueur, ça c'est en musique que je l'ai appris. Aujourd'hui, premier jour oblige, je leur ai présentés la façon dont les cours allaient se dérouler. Forcément, avec trois niveaux différents (CE2, CM2 et 5ème), il va falloir jongler un peu, mais il y aura malgré tout des cours dispensés aux trois, c'est simplement le résultat final qui sera différent selon les niveaux. Ils étaient emballés, plusieurs fois dans la journée ils m'ont dit  "je préfère être ici qu'à l'école".

Au programme, adapté à chaque niveau:

- français: orthographe, grammaire, conjugaison, étymologie, lecture, poésie, production d'écrit

- mathématiques: géométrie, calcul mental, arithmétique, unités de mesures

- histoire géographie: cours théorique, constitution de dossiers en communs, ou de l'un pour faire un exposé aux deux autres, visites de sites (chateaux entre autre) pour avoir un repère matériel des apprentissages

- en langue vivante, ils sont tous à l'anglais, à différents niveaux, donc je poursuis l'apprentissage pour chacun, et démarre pour tous l'allemand

- l'ainé aura du latin, si les deux plus jeunes accrochent ils survoleront le cours pour avoir des notions de base

- les cours de SVT et technologie auront des parties théoriques et pratiques, avec deux projets de constructions en techno, qui se dérouleront en plusieurs étapes et s'échelonneront sur l'année

- pour l'éducation physique, natation toutes les semaines, marche au moins 3 fois par semaine, gymnastique au sol, initiation au karaté, Tai chi Chuan et Yoga, et des cessions de cross

- l'art plastique se fera au travers du dessin, de la peinture, du collage de différents matériaux ensemble, du modelage, mais aussi de l'étude d'oeuvres, de styles, de visites de musées. Je vais les initier également aux travaux graphiques assisté par ordinateur, avec réalisation d'amalgame de plusieurs photos et retouche d'image

- pour la musique, l'étude d'oeuvres, de certains compositeurs, grâce au net il est possible d'accéder à une foule de morceaux. A ceci s'ajoute le solfège, le chant (ils ont insisté sur cet aspect), et l'initiation à un instrument (piano ou batterie au choix) que je leur ferai indépendamment des cours que nous suivrons à l'école de musique, violon pour la plus jeune, et batucada pour nous tous (+ chorale pour moi)

Au cours de l'année, à mesure des apprentissages nous concevrons une frise chronologique qui considérera chaque période selon une approche littéraire, artistique (peinture et sculpture) et musicale.

- instruction civique et vie de classe: ça fait sourire, alors disons "vie en communiauté", ou comment se respecter les uns les autres, dans les prises de paroles et malgré les divergences d'opinion, élaborer un rythme de travail et s'y tenir, réaliser un travail en commun.

En complément de tout ça, toujours nos visites régulières au zoo de Beauval (avec sans doute de temps en temps un petit compte-rendu écrit à produire) visites de chateaux et musées, sortie sur Paris, Nantes, Besançon. Hors frontière, en Belgique, au Luxembourg, et peut-être en Suisse si le projet se confirme. Les voyages seront l'occasion également d'élaborer les itinéraires sur la carte, d'étudier les échelles et les légendes.

Voilà, je pense avoir fait le tour, on est tous super motivés!!! A suivre...


 

12.11.2010

X-factor!!!

Drôle d'aventure... d'abord la décision de s'inscrire, le numéro de participation que l'on garde précieusement pour le jour de l'audition (et qui ne sera pas demandé). Et puis le choix des chansons, une en anglais une en français comme précisé dans les modalités du concours... on s'entraîne, n'importe quand, ça coince sur les paroles, et on recommence, n'importe où, dans la voiture, au toilettes, au lit en chantant dans sa tête. Le décompte commence, J-10, on bosse encore... J-4, -3, -2, -1... on y est c'est demain!

Faire le sac (pourvu que j'oublie rien), déposer les enfants et le chien chez les parents, essayer de dormir, mais pas évident, tout se bouscule.

Jour J, le réveil sonne à 4 h, le temps d'émerger j'ai les yeux en face des trous à 4h30, je déjeune, on se prépare, c'est Piccolo qui m'emmène, parce que moi toute seule à Paris, autant ne pas y penser. Le temps de passer prendre un ami qui a aussi à faire à la capitale (histoire d'optimiser le déplacement) nous quittons Tours à 5h30. Il pleut mais ça roule bien, on rend l'autoroute. Un arrêt petit dej sur une aire, un moment d'amertume en voyant que nous allons manger dans une unité de mon ancien boulot, où je constate  quand même que la propreté est plus importante que là où j'étais, les paillasses sont nickel, les produits d'un bon aspect, je me résouds à prendre une tarte au sucre, parce qu'elle à l'air pas mal. Je déchante un peu quand j'y retrouve un arrière goût fermenté qui trahie une pousse trop longue. Bah oui, on ne change pas une équipe qui... enfin cette équipe quoi.

Bref, on repart, j'ai toujours la même inquiétude sur le fait de prendre la bonne tonalité dès le départ, vu que l'épreuve se déroule a capella. En même temps je trouve un peu injuste que certains puissent s'accompagner d'une guitare, qui offre forcément un peu plus de confort posant une base mélodique. Mais il ne faut pas que je m'en serve d'excuse au cas où je ne serais pas prise, donc je constate et j'en reste là.

Dernier arrêt après le péage, je me change. Quelques ralentissements, somme toute la circulation reste fluide, Piccolo me dépose sur le lieu de casting à 9 h15, et c'est assez affolant de voir le monde qu'il y a déja, entassé dans un circuit de barrières. Je trouve enfin le bout de la file et me résouds comme tout le monde à patienter. Je me demande comment je vais faire pour converser avec les autres, je ne me vois pas passer ma journée murée dans un mutisme au milieu de peut-être 1000 personnes.

J'attends, j'écoute, j'observe les autres. Je souris de la voir la tête déconfite que font les gens qui continuent d'arriver et constatent l'ampleur de la file, qui m'a déja engloutie depuis un moment. Combien seront nous vraiment, je l'ignore, je peux juste dire: beaucoup.

On nous distribue des tickets jaunes, je vois que j'ai le 606 (tiens, un palyndrome), le gars nous a dit "et vous ne nous rendez pas un chiffon au moment de passer" (mais on nous ne le demandera pas non plus). J'essaie d'engager la conversation avec la personne à côté de moi en lui montrant mon ticket " ça veut dire qu'il y a déja 600 personnes devant nous?" il répond "c'est ça!" sèchement, je ne prends pas sa malamabilité pour moi, je me dit qu'il est dégoutté d'en arriver lui aussi à constater que l'attente sera très longue.

Le temps est gris, ça caille mais il ne pleut pas encore. Une femme devant moi, Sandrine, à peu près de mon âge, parle beaucoup, c'est une habituée des casting, elle raconte ses expériences, se veut rassurante pour les novices flippés que nous sommes, elle se la pète un peu mais elle a un côté très sympathique qui fait que ça passe. Après tout, on est ici pour y croire, pour espérer que notre moment est là. Je me suis préparée à jouer une attente d'une journée contre 30 secondes de prestation à donner le meilleur de moi, et c'est ce qui va être le cas, nous apprenons que la veille les derniers candidats sont passés à minuit.

On avance d'environ 10 m à l'heure, ça brouillasse par moment, une équipe passe, un caméraman, un preneur de son et une femme qui nous incite à crier. Mais on a le cerveau aussi engourdi que le corps, alors ça sort tout mou ce qu'on crie, et puis on n'a pas trop envie de crier, on veut garder notre voix pour le jury. Mais ils ne nous lâcherons plus, il leur faut de la matière pour leur émission, alors nous voilà coatchés pour crier "X-factor!" les bras en croix, quand le gars du micro aura fini son décompte. et on doit recommencer encore et encore, la prise n'est pas bonne, trop mou, trop ceci, pas assez cela...

Des grands "wé!!!!!!!!!!!" saluent l'arrivée de Jérome Anthony et Sandrine Corman, qui assureront la présentation de l'émission lors de sa diffusion à la télé. Ils se pèlent autant que nous, nous disent gentiment que nous devont coopérer  afin que les prises se fassent le plus rapidement possible, qu'après nous pourrons rentrer plus rapidement, qu'ils ont aussi froid que nous... sauf qu'on sait bien qu'ils rentreront largement avant nous. Pas grave, on est là de notre plein gré, donc on est d'accord pour en ch... (ça pousse loin les rêves hein)

Notre progression vers l'entrée est toujours aussi "rapide", nous n'avons d'autre choix que de suivre le labyrinthe de barrières, avec une curieuse sensation d'être parqués comme du bétail. Et nous voilà tous invités (heum) à beugler à nouveau pour ponctuer les phrases de Jérome et Sandrine tout en regardant la caméra qui vole au dessus de nos têtes. ça fait déjà un petit moment que je discute avec Daniel et Séverine, et rien que pour avoir fait leur connaissance je suis contente d'avoir poireauté toute la journée. Séverine s'absente de la file pour un besoin physiologique, prendre un café, et nous en ramène un chacun, je trouve le geste vraiment très gentil, ça a rendu la chaleur du café encore plus agréable. Mais il va refalloir qu'on face les clowns devant la caméra, je confis ma précieuse boisson que je n'ai pas encore eu le temps de boire à un papa venu accompagner sa fille (parce que lui il ne va pas faire le clown), et en même temps je trouve ma requête déplacée, alors je lui propose d'en boire mais il ne voudra pas.

Midi approche, et j'entends dans ma tête "long is the road" de Goldman, parce que ouais, la route est longue jusqu'à cette porte qui est pourtant si proche "à vol d'oiseau". Je redoutais de manger et de chanter peu de temps après, mais là je peux en toute quiétude, j'aurai laaargement digéré avant de m'éxécuter (ça fait peur ce terme en fait...). Je mache mes sandwichs, lentement, pour ne pas avoir du stress au ventre, et au moins je me centre sur quelque chose. Daniel quitte la file et va chercher la glacière dans sa voiture. Je garde sa guitare parce que Séverine a déja un sac. Il me la confiera pour le reste de la journée, ce qui me touche beaucoup parce qu'il m'a dit que c'est un instrument d'une grande qualité, et d'une grande valeur.

La pluie se mèle de la partie par intermittence, nous passerons plusieurs moments à voir les parapluies s'ouvrir et se refermer, on a peur de se chopper la crève, on a froid, les écharpes viennent sur le nez et la bouche pour préserver les circuits d'air. Certains ralent qu'ils en ont marre, qu'ils veulent partir, on les en dissuadent en leur disant que ça fait déja 8 h qu'on attend, c'est dommage de lâcher. Il y en a qui resteront, d'autres abdiqueront quand même.

Dans la progression de la masse j'ai été un peu éloignée de Daniel et Séverine, et je suis vraiment contente d'avoir la guitare qui me tient compagnie, je sers parfois l'étui contre moi; ça me rappelle un passage que j'ai écrit dans la nouvelle sur mon petit viloniste qui serrait contre lui l'étui de son instrument. J'avais imaginé ce qu'il pouvait ressentir dans ce réconfort étrange, et je suis heureuse de l'expérimenter à mon tour, de constater que j'avais "imaginé juste".

Pour gagner du temps (ah c'te blague), aux abords de la porte que nous espérons atteindre dans une heure et demie, des papiers nous sont distribués nous expliquant le déroulement du concours, les différentes étapes, des parties à remplir pour les droits d'image... c'est la bousculade pour récupérer les papiers, puis le binz pour écrire, trouver des crayons, certains laissent leur dos en guise de table pour que d'autres puissent remplir les doc. Je m'appuie sur l'étui de la guitare, on se partage mon crayon, je découvre que la personne à côté de moi viens de Tours, et une autre de Blois.

Séverine se demandait plus tôt dans la journée comment la production faisait pour repérer dans la foule ceux qui étaient pris, comment ils pouvaient avoir une interview d'eux. Naïvement j'imaginais que des gens de M6  aller passer des geures à scruter les images pour retrouver parmi la foule les personnes sélectionnées, mais non c'est beaucoup plus simple que ça. Le voile se lève quand nous voyons un candidat retenu repasser de notre côté de la barrière, et répondre à une interview devant la caméra. De la matière, quand il n'y en a pas, on en fabrique, bah voui, faut du show hein... (ah la magie du montage)

La porte est devant moi, je suis dans la prochaine vague, je fais remonter la guitare jusqu'à Daniel. J'entre enfin dans le hall, j'apporte mon dossier à une table, on me donne un numéro, le 19891 (tiens, encore un palyndrome), j'ai une feuille à remplir et après je pourrai passer. Ce qui me préoccupe surtout pour le moment c'est de trouver des toilettes, ça fait 10 heures maintenant que je n'y suis pas allée, je n'ai pas bu de la journée pour pouvoir gérer, malgré tout j'ai l'impression que je ne vais jamais m'arrêter. Le soulagement est sans nom.

Passons aux choses sérieuses. Des filles sont devant la glace en train de se coiffer, se maquiller, je jette un coup d'oeil au miroir en me lavant les mains, il n'y a plus rien à sauver de mon apparence, je passerai avec mes cheveux rabattus par les pluies successives et la capuche, tant pis, à vrai dire je m'en fous, je ne suis pas là pour un défilé de mode, mais pour chanter.

J'aurais aimé pouvoir faire des vocalises, me détendre comme on nous apprend à la chorale, mais il y a trop de monde, trop de stress. Trois salles de jury, je me mets dans une file. Il reste deux personnes à passer devant moi, après ça sera mon tour. Quelqu'un du staff arrive avec une jeune fille qu'il fait passer devant nous, elle a déja été entendue par deux jury et doit passer devant celui-ci. Certains ne chantent même pas une chanson en entier, on entend à travers la porte qu'elle est testée sur 5. Elle finit par ressortir radieuse, son papier pour la prochaine étape à la main.

Une femme entre, et ressort à peine une minute après, disant qu'elle n'est pas prise. C'est aussi rapide pour le garçon qui passe après elle. C'est mon tour, ça fait flipper. J'entre, j'essaie d'être la plus détendue possible, j'entonne Armstrong de Nougaro, les mains se lèvent pour me stopper avant la fin de mon premier couplet, aïe pas bon. Le verdict tombe "vous chantez juste, c'est en rythme, mais ça vient de la gorge ce qui fait que ça vous demande des efforts, alors que normalement ça doit venir du ventre". Puisque je suis là, je demande des conseils pour m'améliorer, et ils me disent qu'en prenant des cours de chant j'acquiérerai ce qui me manque.

Je sors en fait aussi rapidement que les deux précédents, ce qui inquiète les candidats qui attendent leur tour pour passer à notre salle. J'ai l'impression que la fille qui passe après moi sort encore plus vite. Une autre y va, ensuite ça sera le tour d'une jeune, mineure, accompagnée par sa mère, qui pour la rasurer lui dit "attends, ça va tu passes pas ton bac non plus", j'essaie de la rassurer aussi en lui disant que justement après cette hécatombe peut-être qu'elle apportera ce que nous n'avions pas et qu'elle fera la différence, mais que pour ça elle doit garder intacte la motivation avec laquelle elle est venue.

Une fois passés nous devons rapidement dégager les lieux pour désengorger les couloirs et laisser la place aux autres candidats. Je retrouve dans le hall Daniel qui attend que Séverine soit passée, je pars sans savoir si elle a réussi, au moment où j'écris je ne le sais toujours pas. Piccolo et Bigman m'attendent dehors, je ne peux pas rester, parce que je ne sais pas s'ils ont réussi à bien se garer. Piccolo m'offre des fleurs en confiserie, en fait je me dit que c'est un cadeau sympa pour une nana, c'est beau, ça se mange, donc ça console et ça touche de partout. 

Je garde de cette journée un bon souvenir malgré les 10 heures à poireauter dehors au froid, déja pour les rencontres que j'ai faites, et pour la façon dont j'ai géré la situation, le fait de me préparer pour une échéance fixe, d'avoir géré le stress en amont et de ne pas avoir perdu mes moyens au moment de passer. Je n'ai pas été retenue par manque de technique vocale, ce qui en même tente se conçoit largement puisque je n'ai jamais pris de cours, en tout cas je ne me reproche rien parce que j'ai chanté au mieux de mes capacités, donc ça va. J'ai des pistes de travail pour améliorer les choses, et puis j'ai laissé un cd à la production avec la lévédanz' et ma dernière chanson "maman à 100 à l'heure", sait-on jamais...

10:07 Écrit par Dream' | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

14.08.2010

l'A.D.R.F.B. a besoin de vous

J'inaugure cette rubrique depuis longtemps en projet sur mon blog, mais jamais mise en application, pour vous présenter l'Association Développement Rural France-Burkina, dont vous trouverez le site en cliquant ici. J'aime bien cette asso pour ses implications, son dynamisme, l'engagement des parrains, et puis pour ce qui est mis en place au Burkina Faso de façon concrête, selon différents axes, de sorte que chacun peut agir en fonction de ce qui lui tient à coeur. Et ce que j'aime aussi, c'est qu'en cas de don, on sait précisément à quoi l'argent est employé. Vous en saurez plus en navigant sur le site.

Pour l'heure, je vous fais par d'une urgence pour faire face à un imprévu concernant une femme qui se trouve actuellement très affaiblie physiquement, des soins horpitaliers vont devoir lui être prodigués, et pour cela il faut des fonds.

Voici la copie de la page du site, que vous trouverez ici et sur facebook à la page de Claudie, la fondatrice de l'asso (que je salue au passage Clin d'œil)

Recherche de soutiens pour Agnès.

 

Agnès.K est la maman des jumelles Aminata et Zoénabou, toutes les deux sont parrainées par Murielle et Anna. La maman de ces petites filles souffre d'anémie sévère, elle souffre ainsi chaque année et plus fortement en cette période de soudure où la nourriture est très rare. Actuellement elle est alitée chez elle, totalement affaiblie.

A cette souffrance, s'ajoute la perte de l'oncle qui les soutenait comme il pouvait pour la nourriture, les travaux des champs, ect... L'oncle est décédé il y a quelques jours, Marcel était présent à l'enterrement.

Le papa, Soumaïla, est âgé, invalide et sourd. les deux petites sont âgées de 10 ans.

Pour aider cette famille, je n'ai d'autre solution que de trouver le financement pour soigner Agnés en structure hospitalière où elle subira un bilan sanguin complet, une transfusion sera aussi nécessaire, ainsi qu'un traitement, une fois ses forces rétablies, nous l'aiderons à développer une activité génératrice de revenus.

J'en appelle à votre générosité pour réunir la somme de 200€ pour permettre les soins de cette maman. Vous pouvez donner en ligne , ainsi que par chèque.

A l'heure où je vous écris, 100 € ont déja été réunis. Si vous avez envie de l'aider, il vous est possible de faire un don en ligne en suivant ce lien (paiement en ligne sécurisé). Il se peut aussi que vous pensiez ne pas pouvoir grand chose, et que vous pensez ridicule de donner 1, 2, 5 €... Ce n'est pas la somme qui compte, c'est que vous puissiez aider si vous en avez envie. Vous avez peut-être des amis autour de vous qui ne peuvent pas donner beaucoup, mais à vous tous vous pouvez vous regrouper, untel donne 1€, un autre donne 0.50€, un autre 2, et au final vous vous retrouvez à pouvoir donner ensemble 10 ou 15 €. Enfin voilà, ce sont des pistes, je me dis que 200 € à réunir pour aider une maman à être soignée c'est infime, pour nous autres ici qui même quand nous pensons n'avoir rien avons bien plus que les gens d'ailleurs n'auront jamais.

Merci d'avance pour elle.


19.07.2010

Me revoilou

encore et toujours... j'ai voulu revenir écrire plus tôt, mais je ne pouvais plus accéder à mon blog, et là je découvre que la présentation a changé, grrrrrrrrr j'aime pas qu'on change mes manies quand à mes outils, ça me pertube toujours. Donc je ne sais pas si je serai très bavarde ce soir, j'écris sans prévoir, vous le saurez à la fin (bah voui, forcémentCool <-- tiens c'est nouveau ça)

 

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Grue couronnée

 

Donc depuis mon départ définitif de chez "mon cher employeur" (youpi!!!!!!!!! je ne me sens plus salie ni honteuse de mes actes!!) j'ai peu avancé dans la maison, le temps ne m'a pas facilitée la tâche: pour soulager l'intérieur, il faut que je sorte les affaires dans la cour, qui attend quelques aménagement qui dépendent directement du fait que la terre soit mouillée ou non. Donc j'ai eu pluie, (pas possible d'avancer) attente de séchage de la terre (ah c'est presque bon, encore un jour de soleil et ça ira), re-pluie (ah bah non, retour à la case départ) etc.

 

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Jeune orang-outan, Belayan, qui a déja 9 mois

 

Des personnes devaient me donner un coup de main (promis tel jour je viens) et faux bond au dernier moment (j'suis dans la m... tu comprends, j'ai pas pu venir). Une fois c'est bon, deux fois passe encore, mais après trois fois, bah je demande plus et je recommence à avancer à mon rythme, c'est à dire pas vite, vu qu'il faut ajouter au temps des travaux les inévitables tâches quotidiennes, et puis compter avec les jours sans courage (bah oui, ça arrive).

 

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Manis (Christina au fond)

 

Et puis voiture en panne, l'alternateur m'a lachée, galère pour remplacer, d'autres mauvaises surprises en mettant le nez dans le moteur, et la découverte de points de soudures qui révèlent que celui qui m'a vendue la voiture a juste oublié de me dire qu'il a dû avoir un gros pète avec (super...)

 

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Femelle Koala, Hanya, et son petit, Pintupi

 

Soucis avec mon ordi qui plante de plus en plus souvent (non je cumule pas, pourquoi vopus dites ça?), et puis ma bouffée d'oxygène qui commençait à me manquer. Enfin bref, la vie quoi, avec son lot de bonnes et de mauvaises choses, qui s'équilibrent toujours au final, donc je ne m'affole pas.

 

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L'autre femelle koala, Alguna, qui fut maman la première l'année dernière

 

Samedi au parc j'ai eu le plaisir de retrouver l'oiseau avec qui nous avions partagé des moments magiques (voir ), enfin plutôt c'est lui qui m'a retrouvée, à chaque visite nous le cherchions, parfois nous l'apercevions, mais il n'était plus enclin à venir sur nous, ce qui n'était pas plus mal pour ça sécurité, au moins il ne risquait pas de se voir faire des misères par des visiteurs peu attentionnés.

 

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Un tapir malais, un des derniers arrivés au parc pour la nouveauté 2010, la plaine asiatique

 

Et là, il m'a sautée sur la tête et s'est mis à pousser des cris, je l'ai pris sur ma main, il me regardait en continuant de parler, je n'avais pas mon traducteur de guira avec moi, mais il semblait très content de me revoir. Ce moment m'a beaucoup touchée.Je ne peux hélas pas vous montrer de photos, par contre j'ai été mitraillée par les gens présents à ce moment là dans la serre, dès qu'il m'a sautée sur la tête il s'est formé un attroupement en un instant, les visiteurs rigolaient.

 

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Une autre "petite nouvelle", rhinocéros indien femelle

 

J'ai commencé à bosser dans les champs ce matin pour la castration des maïs, seulement une demi-journée our le moment, la floraison est peu avancée. Demain on ne bosse pas, mais ensuite ça va s'accélérer, y compris les week-end, parce que le maïs il sait pas ce que c'est un dimanche, il pousse tout le temps, donc une fois qu'on est au creux des choses, c'est une course contre la montre.

 

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Aigle pecheur africain, ou aigle vocifère

 

Je me sentais bien, je n'avais pas du tout l'impression de bosser, en contact direct avec la végétation, le soleil au dessus (qui tapait bien c'est vrai) les oiseaux... vraiment j'ai bien aimé.

J'ai plein de choses qui se peaufinent pour la fin de l'année, des projets, des opportunités, c'est grisant toutes ces portes ouvertes, je ne vais vraiment pas avoir le temps de m'ennuyer. Bon bah ce sera tout pour ce soir. @ pluche!!!

 

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Le troisième mâle otarie du parc, Koun, qui reprend du service après plusieurs année en coulisse, ayant perdu sa partenaire qui faisait le numéro avec elle. ça y est, c'est réglé

 

 

15.06.2010

Délire et pétage de plomb

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11:21 Écrit par Dream' dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : photos |  Facebook |

Que du bon

Je vis en ce moment des choses très fortes, des rencontres qui tombent à pic dans ce tournant que prend ma vie. Je ne détaillerai pas trop ici, mais des portes m'ont été ouvertes qui m'oint permises de trouver ma finalité professionnelle, tout reste à faire, mais je vais enfin avoir une action qui me tient à coeur en gagnant ma vie sans avoir l'impression de travailler. Et j'y réaliserai ce que je voulais faire lorsque j'étais enfant, c'est tout simplement génial.

Je suis toujours en arrêt maladie, jusqu'au 30 juin, date à laquelle je serai limbérée de tout engagement avec mon employeur. En attendant, je me rends disponible en tant que bénévole pour des assos. Pour la fête des mères je suis allée emballer des cadeaux au magasin Nature et Découverte, au profit de l'association Carimbo, dont je vous ai déja parlés. Une personne du secteur bien-être m'a expliquée des choses très intéressantes sur les huiles essentielles, et m'a donnée également le nom d'un produit qui a les mêmes effet que mon antidepresseur, l'accoutumance en moins, il est utilisé pour procéder au sevrage du traitement.

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Pour Carimbo, j'étais également présente dimanche sur un stand de vide-grenier, et là encore j'ai eu l'occasion au cours de la journée de discuter avec une personne très sympa, on était vraiment sur la même longueur d'onde.

Tous les samedis soirs de ce mois de juin, je suis bénévole au parc de Beauval, à l'occasion des nocturnes organisées pour célébrer le 30ème anniversaire du zoo. Je suis très heureuse de pouvoir participer à l'évènement en passant "de l'autre côté". Nous sommes 3 ou 4 selon les soirs au stand, nous réalisons des maquillages, l'argent collecté est destiné à l'association de Beauval. L'ambiance est très sympa, et c'est vriament un plaisir pour moi de m'impliquer de façon concrète, je n'ai pas forcément d'argent à donner mais je donne mon temps pour en collecter, ça me va très bien.

Et puis ça permet de voir le parc autrement. Les serres restent ouvertes très tard le soir, ce qui m'a permis samedi dernier de vivre un peu de ce qui ne sera pas réalisable autrement. En effet, j'aimerais passer la nuit sur un banc, dans la serre des orang-outans, me fondre à l'environnement, juste pour être près d'eux. Evidemment, je ne pourrai jamais, pour des raisons de sécurité.

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Samedi dernier, après avoir rangé notre stand et avoir mangé, j'ai demandé si je pouvais aller faire un tour, il n'y avait plus de visiteurs, et les soigneurs mangeaient. Je suis entrée dans la serre, tout était éteint, il y avait le bruit des grillons (un groupe s'est échappé du pole alimentaire prévu pour le vivarium et s'est installé dans toute la serre). Pas un mouvement, bi chez les petits singes, ni chez les orang. De temps en temps des cris chez les chimpanzés, et le calme revenait. Je me suis assise sur un banc, et je suis retsée là dans la pénombre, j'ai adoré ces instants.

Mandy devait partir mercredi, quand j'y suis allée elle était en caisse prête pour sa migration vers un autre zoo, et finalement elle va retser encore un peu dans le parc. Je l'ai appris quand j'ai demandé à aller me balader samedi soir, j'en avais le coeur qui battait fort. Pour l'appeler, je tape doucement ma médaille sur la vitre, mais là elle dormait profondément, je n'ai pas voulu la réveiller. J'y vais jeudi, j'espère que je pourrai la voir.

Je suis ensuite allée faire un tour dans la serre des lamantins, en entrant côté gorilles. Ils dormaient tous, je ne suis pas restée devant, car il y avait plus de lumière que dans l'autre serre, et je ne voulais pas qu'ils se sentent dérangés si par exemple ils avaient ouvert à demi les yeux.

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premier essai d'élephant, j'ai servi de cobaye

J'ai continué jusqu'aux lamantins, j'ai été très surprise de leur vivacité. D'ordinaire ils ont des déplacements très lents, descendant au fond de l'eau et remontant pour faire le plein d'air. Mais là, rien à voir. Un mâle était particulirement actif, descendant à la verticale, le corps très contracté lui donnait une forme incurvée; il pivotait sur place, ses mouvement sde nageoires étaient très précis, c'était fascinant d'observer la maitrise de ses déplacements. Et puis il est venu s'allonger en sens inverse sur une femelle, ils se maintenaient l'un l'autre, et j'ai assisté à un accouplement.

Jusqu'ici je m'étais toujours demandée commant cela se passait, je gardais en souvenir des descriptions fans un livre de Robert Merle,"un animal doué de raison",  à propos de l'accouplement des dauphins, qui disait à peu près ceci "imaginez-vous dans l'eau, devoir maintenir un contact avec un corps en n'ayant pas de main pour se tenir". J'avais visualisé le même type de difficulté pour les lamantins, mais j'ai pu voir qu'ils ont trouvé la technique, d'ailleurs contrairement aus dauphins, ils ont plus de mobilité dans les nageoires dont le nom m'échappe à l'instant, enfin bref celles qu'on peut assimiler à nos bras quoi.

Il est intéressant aussi de se promener dans les allées, dans le noir, de voir qui dort et qui ne dort pas. C'est une autre vision du parc, et franchement, j'adore.