04/04/2008

Le bouquet final


J’ai dans l’esprit l’image d’un feu d’artifice, et c’est surtout le côté explosif que je retiens, parce que dans le cas présent, ça va péter. Il s’agit une fois de plus de mon boulot, et c’est parce que je redoute des représailles juridiques que je ne balance pas tout sur le net, le nom de mon employeur (même si certains parmi vous le savent), ce que j’ai vue et le comportement de ma hiérarchie pour me faire taire et m’inciter à partir ailleurs. J’ai naïvement pensé que je pouvais parler au DDR (Directeur de Réseaux), qu devait faire une descente dans l’unité, au départ mercredi dernier, finalement mardi, malheureusement après ma débauche, et ce jour-là je ne pouvais pas attendre. J’ai parlé avec la responsable adjointe qui m’a promis de lui faire part de mon souhait de m’entretenir avec lui en particulier. Alors qu’il se demandait qui j’étais, le DR lui as dit « c’est celle qui écrit au DRH », ce à quoi il a répondu « ah ok je vois, non vous ne lui donnez pas mes coordonnées, elle a commencé avec lui, elle continue, je ne veux pas lui parler ». Je ne pense pas que le DDR soit vraiment au courant de toute l’histoire, vue la réputation d’exigence qui l’entoure, je soupçonne le DR d’avoir arrangé les choses à sa sauce. 

assiette de lait

J’ai donc eu connaissance de cet échange mercredi, le même jour nous recevions le journal interne ; à parcourir les pages il est fait état d’un groupe dynamique où il fait bon travailler, dans la joie et la bonne humeur, la DRH se félicite d’avoir vu en 2007 son taux de turn-over diminuer (ça doit être bien cette boîte, je crois que je vais postuler tiens…). Il y a même un article sur notre DR, bref le truc idyllique. J’ai pris la décision d’écrire lundi prochain directement aux grands patrons, sans passer par les services annexes, pour leur expliquer ce qui se passe en ce qui me concerne, et leur demander pourquoi je n’ai pas l’impression de travailler dans l’entreprise qui est décrite dans le petit journal. Je n’ai plus rien à perdre, j’ai déjà perdu ma motivation à faire de mon mieux là-bas, je vais désormais y chercher un salaire en attendant les prud’hommes et leur issue plus qu’évidente. Ceci dit, j’ai envie de transparence, j’en ai marre de cette mascarade. 

anhu_confiant002[1]
Pour la semaine débutant par le lundi de Pâques, en consultant mes horaires j’ai vu qu’ils m’avaient mise de repos ce jour-là. C’est un jour chômé payé, en me mettant de repos je perdais ma rémunération. Je savais qu’ils n’avaient pas le droit, j’ai contesté, on s’est pris la tête, ils ont appelé le service juridique… qui m’a donnée raison (oui je sais, ça énerve). Ils auraient eu le droit de le faire si mon jour de repos était verrouillé par contrat le lundi, ce qui n’est pas le cas, alors que le RU soutenait que c’était validé du fait de l’habitude (d’ailleurs en théorie sur mon contrat il n’est prévu aucun repos à part le dimanche, chose à laquelle je n’avais jamais fait attention). Le RU est venu me voir mardi, en me proposant de faire un avenant à mon contrat afin de verrouiller le lundi en repos (ou « comment leur donner mon accord de m’arnaquer chaque fois qu’un lundi sera férié »…). J’ai refusé, parce que parfois ça m’arrange d’avoir un autre jour, comme par exemple le jeudi 17 de ce mois.
anhu_poissonchat[1]

Il me dit « moi je te proposais ça pour t’arranger, vu que tu es toujours de repos le lundi » j’ai failli éclater de rire, et je lui ai balancé « depuis quand tu veux m’arranger, tu sais très bien que si tu voulais vraiment le faire il y aurait un autre type d’avenant à effectuer sur mon contrat ». Il a fait « oui » et il a tourné les talons. Je lui ai parlé sèchement, sans trop lever le ton. Quand il en a reparlé à la responsable adjointe, il ne lui a pas restitué mes propos (bah tiens, il a allait pas s’en vanter) et a juste dit « elle n’a pas voulu et elle s’est mise en colère ». Il y a deux bons mois, après un incident que j’ai fait remonter au DRH alors qu’il avait eu l’intention de l’étouffer au maximum, nous nous étions pris la tête, il m’avait poussée dans mes retranchements et j’avais fini par sortir verbalement de mes gonds au point que ça c’était entendu jusque dans la salle de resto et en vente. Il m’avait semblée alors avoir lu dans son regard une espèce de peur face à mon explosion, le fait qu’il perçoive mardi le ton que j’ai employé comme de la colère me laisse penser que je n’avais pas tord.

anhu_yorkos[1]

Côté législation, jusqu’ici je m’appuyais sur la convention collective qui est laissée à notre disposition au boulot, mais que nous n’avons pas le droit de sortir de l’unité. Mes recherches sur le net m’ont toujours menée à des sites permettant de la télécharger en s’acquittant d’un micro-paiement, ce que je ne voulais pas. Mardi soir j’ai découvert le site légifrance, qui permet d’y accéder et télécharger gratuitement. J’ai parcouru tous les articles et suis tombée sur un qui renforce celui sur lequel je m’appuyais jusqu’ici pour défendre mon bifteck. Il va m’être d’un très grand secours. Par ailleurs, en visitant à nouveau le site officiel de mon employeur, j’ai constaté qu’il avait signé une charte dite de « diversité » et s’engage à lutter contre la discrimination de toute sorte dans son empire (c’est à mourir de rire). Je vais donc demander lundi dans mon courrier pourquoi un groupe qui a de telles valeurs et prône le respect humain jusque dans un communiqué de presse que j’ai trouvé sur le net, daté de début décembre,  permet de tels agissements de la part des responsables envers les collaborateurs (c’est-à-dire nous, les petits pions sur l’échiquier de leurs profits).

hearth cat[1]

Le RU n’a toujours rien à me reprocher sur le plan professionnel (c’est bête hein ?), mercredi alors qu’il était absent et qu’il n’avait pas prévu assez de monde sur le terrain (encore ?), j’ai assuré en plus de ma plonge les cuissons des vienn, du pain, et fabriqué en urgence des sandwichs. La responsable adjointe m’a remerciée le soir et lui en a référé le lendemain, en lui disant que si je n’avais pas été là pour produire la marchandise, ils auraient été dans la mouise. Je compte donc démontrer au siège qu’il agit envers moi de façon arbitraire et discriminatoire, et leur demander s’ils valident cela alors qu’ils sont si fiers d’avoir signé une telle charte. De toutes façons, la situation ne peut pas être pire que maintenant, le RU a de moins en moins de marge de manœuvre pour exercer une quelconque brimade à mon égard. 

anhu_chatinform2[1]

Toutefois, vexé par mon refus de verrouiller mon jour de repos le lundi, j’ai appris qu’il envisage de faire sauter complètement ce jour de repos vu qu’il n’en est pas fait état dans mon contrat de base. Mes horaires actuels sont Ma-Jeu-Ven 12h30-15h30, le mercredi 12h30-15h30-16h00-18h00 et le samedi 12h30-15h30/16h00-19h00. Vu qu’il ne me mettra pas ailleurs qu’à la plonge, il n’aura d’autre choix que de me donner comme horaires : du lundi au vendredi 12h30-15h30, et le samedi 12h30-15h30/16h00-18h00. Cela m’arrangerait au contraire, car le mercredi je récupérerais mes enfants plus tôt au centre (donc des économies malgré un aller-retour de plus par semaine pour aller bosser), et je débaucherais une heure plus tôt le samedi. Ce n’est pas moi qu’il va emm… s’il fait ça, mais toute l’équipe de restauration, qui devra mobiliser quelqu’un à la plonge pour me remplacer la fin de l’après-m du mercredi. Le samedi, la personne qui ferme la restau aura plus de boulot vu qu’en partant à 18h00 je n’aurai pas bouclé mon poste, la salle fermant à 19 h00. Donc, soit il met son projet à exécution, désorganise la restau et créé par voie de conséquence des tensions supplémentaires dans les rangs (en concluant que je suis à l’origine de tous ses maux), soit il s’aperçoit qu’il va faire une boulette (…de plus) et s’abstient tout en regrettant intérieurement de ne pas pouvoir se venger (et …en concluant que je suis à l’origine de tous ses maux). 

infini

Donc affaire à suivre. En attendant je suis en week-end, demain j’ai posé un CP pour pouvoir continuer à donner un coup de main là où j’ai promis. J’avais un CP hier aussi, j’y ai bossé toute la journée, hier soir j’avais l’air d’une carpette. Aujourd’hui je me suis reposée, trois heures de plonge ça détend (lol, non je blague, on a eu du taf en plus, un service très condensé on a couru une bonne partie du temps). Il y a trois semaine, un des boulangers qui était débauché et donc changé, discutait avec une collègue de la prépa, il lui parlait en marchant sans regarder devant lui, je sortais du labo on s’est cogné, machinalement je l’ai dévié un peu de ma route (un reflex qui m’est resté du karaté) en le décalant, doucement je vous promets. Il m’énervait à traîner là en plein service, il ne s’est même pas excusé, on s’est un peu agressé verbalement. Je ramène une pile d’assiette (environ 10 kg, je ne m’éternise pas avec dans les bras) je le retrouve en plein dans le passage, me tournant le dos et discutant avec une autre collègue, j’attends en rongeant mon frein, il se retourne je dis « je peux bosser ? » il s’écarte en, me disant « c’est sûr, vu le peu de temps que tu es dans l’entreprise, quand tu es là il vaut mieux que tu bosses ». J’ai eu un sursaut de raison qui m’a empêchée de lui balancer la pile d’assiettes dans la tronche, par contre je suis allée en référer immédiatement aux responsables, le RU et la RA, car je trouve cette réflexion inadmissible. Il s’est fait remonter les bretelles le lendemain. Tout ça pour dire que maintenant je justifie sa réflexion tant que ça m’ets possible légalement, cette semaine avec mes deux CP et mon jour de repos, j’ai bossé en tout 12 heures, idem la semaine dernière à cause du lundi de Pâques et d’un CP que j’avais posé pour le samedi en raison du carnaval.


Je vous quitte avec ce gif qui illustre bien à mon sens la situation, comique, délirante et n'importe quoi... ;-)

speederman_danse
 

Edit samedi à 14 h 00

Merci les filles pour votre soutien. Non en fait moralement ce n'est pas pas trop dur à vivre, déja parce que je n'y suis pas beaucoup en fait et que le responsable est rarement en restau. Côté collègues, il y a trois personnes avec qui ça coince, l'une d'elle a été licencié, la seconde est une vendeuse quiactuellemnt est en congé parental, la dernière c'est le boulanger, je le vois à tout casser deux fois dans la semaine, donc c'est supportable. Avec les autres, ça se passe très bien, on s'envoit des petites vannes et on travaille en tital respect des uns et des autres. La responsable adjointe est entre les deux, elle est délégué du personnel depuis un an, donc elle est partagée entre l'envie de défendre les droits des salariés et le fait aussi d'assurer ses arrières, car d'une certaine manière elle est aussi en ligne de mire de la ligne hiérarchique, surtout quand elle ose dire qu'elle est d'accord avec moi. Donc je compose en tenant compte de ses jours avec et ses jours sans, même quand on se prend la tête j'arrive toujours à lui dire plus tard que je n'ai pas apprécié telle ou telle réaction de sa part, on en discute, elle est parfois excessive, mais elle a pour elle de savoir se remettre en question et s'excuser quand elle reconnait ses tords.

J'ai contacté mon avocate, en ce moment elle est surbookée nous n'avons pas encore trouvé un moment pour un rendez-vous. De par le second article que j'ai trouvé dans la convention mardi, je sais définitivement que ma démarche est fondée. Quant aux frais de justice,  je sais que mes ressources me permettent de bénéficier de l'aide juridictionnelle totale, il faut pour ouvrir un dossier que je rpésente un justificatif fiscal. Le procès de mon toit bloque aussi à cause de ça, car l'année dernière je n'ai pas déclaré mes impots, donc l'urgence est là. 

23:56 Écrit par Dream' dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Une telle situation est doit être épuisante nerveusement. Je crois que tu vas t'épuiser, perdre ton énergie et ta bonne humeur. Le plus simple est de faire trancher les litiges par le Conseil de Prud'hommes. Tu devrais consulter un avocat, qui te dira si ton dossier est fondé. Il y a un peu partout des consultations gratuites dispensées par des avocats et pour le procès il existe l'ai de juridictionnelle.
Allez, fais le vide pendant ce week-end. Gros bisous.

Écrit par : chutney1 | 05/04/2008

l'est mignon le spiderman ;-) purée j ai dejà connu ça pas moi directement mais là où je bossais y a 10 ans purée traiter les employés com ça c inadlissible mais je sais que tu vas t'en sortir car t es plus intelligente qu'eux bon je retourne à mon ti escargot baveux bisous

Écrit par : beedoo2003 | 05/04/2008

Tu peux toujours t'adresser aux services fiscaux, à l'heure actuelle, pour déposer ta déclaration de ressouces de telle ou telle année. Il faut cependant que tu prennes soin d'aller voir les impôts avec ton double sur lequel il indiqueront la date du dépôt. Tu pourras ainsi déposer ton dossier d'AJ, avec la copie de la déclaration des revenus. Pour les revenus des annés antérieures, si tu étais salariée, tu peux aussi donner le justificatif remis par l'employeur en fin d'année sur lequel est mentionné le montant des salaires pour l'année de référence; si tu n'avais que des prestations sociales, la CAF te fera une attestation de tes droits et paiements pour les périodes considérées.
Il y a mille et une façons de justifier de ses ressources et il n'est jamais trop tard pour déposer sa déclaration des revenus, même des années après...!!!! Bon courage pour tes démarches!!!

Écrit par : chutney1 | 06/04/2008

J'espère que ton avocate va trouver du temps pour toi. Chutney1 a raison. Tu ne peux pas continuer comme çà pendant des lustres. Est-ce que tu arrives à couper avec tout cela quand tu n'y es pas ?
Gros bisous

Écrit par : barbayoupi | 08/04/2008

Les commentaires sont fermés.