11/04/2008

Les vacances, pour eux… et pour moi


Ça y est, les loulous sont en vacances, en décalage, semaine des 4 jours oblige. Par ailleurs, le 8 mai tombant un jeudi, l’académie anticipe un fort taux d’absentéisme le 9 en supposant que beaucoup de parents risquent de faire le pont, du coup les loulous n’auront pas d’école ce jour-là. En compensation, ils en ont eu mercredi.

Pour répondre à ton com Chutney, en effet je me dis que ce que j’ai fait aura servi pour les enfants, c’est ce qui fait que même encore aujourd’hui je suis partagée sur mon départ, car j’ai envie de continuer à agir pour eux, mais pas dans ces conditions. Je vais désormais agir en « free-lance », de façon ponctuelle mais sans engagement réel envers l’asso du club, ni aucune autre d’ailleurs. J’ai discuté hier soir avec la directrice, je vais continuer à emmener les bouchons à la collecte malgré ce que j’avais dit, tout simplement parce que c’est pour une bonne cause. D’ailleurs au boulot, bien que cela m’ait été interdit pendant un temps (super le niveau de punition), je continue à en récupérer un peu, les collègues me les donnent aussi quand ils ont le temps. C’était venu suite à une prise de tête avec la responsable adjointe, quelques jours après quand elle était calmée je lui ai dit que je comprenais sa réaction par rapport à ce qui s’était passé, sauf pour les bouchons, parce que cette sanction n’en est pas une, alors que cette collecte était un moyen facile d’aider des gens sans dépenser quoique ce soit, juste penser à dévisser un bouchon avant de jeter la bouteille. Il y a peu de temps on en a reparlé, elle m’a dit avoir vu un reportage aux infos locales sur le centre de collecte et avoir été impressionnée par le volume que ça représentait. Elle m’a dit s’être remise en cause et avoir compris que sa décision avait été excessive et non réfléchie. La collecte est à nouveau tolérée, mais non officialisée, donc je n’en récupère pas autant qu’avant, disons un tiers de moins, mais c’est toujours mieux que rien. Ce que j’apprécie chez elle bien qu’elle soit parfois injuste et d’humeur ambivalente (gémeau...) elle sait se remettre en cause, donc malgré tout on arrive à ne pas trop se heurter et à se dire clairement les choses.

les p(tits bouchons

Puisque j’ai abordé le boulot, autant en finir tout de suite : lundi dernier j’ai écrit comme prévu tout en haut, à un des membres de la famille dirigeant le groupe qui m’emploie. Je n’ai pas de retour officiel, mais les comportements du responsable d’unité me laissent penser qu’il s’est passé quelque chose derrière. Il ne m’adresse plus du tout la parole, m’évite au maximum, jusqu’au niveau du regard, quand je suis dans son secteur son regard s’accroche à ses gestes pour ne pas avoir à me regarder. J’ai dénoncé dans mon courrier le harcèlement moral et toutes les brimades qu’il a exercées dans l’espoir de me voir démissionner, démontrant que son comportement est à l’encontre de ce que le groupe avance comme valeurs fondamentales au nom du respect humain (si, je vous jure, ils disent des mots comme ça là-haut). Jusqu’ici, lorsque j’ai écrit au DRH, à plus ou moins court terme le RU m’agressait verbalement, son mutisme cette fois me laisse penser qu’il a été averti de ne pas s’en prendre à moi pour se venger. Ça va peut-être vous sembler bizarre mais c’est presque un peu plus supportable comme ça, je préfère qu’il me fasse la g… plutôt qu’il m’agresse verbalement, surtout qu’avec les autres collègues ça se passe bien.

Par ailleurs, j’ai reçu un courrier hier de mon avocate qui confirme ce que je savais déjà, je dois commencer par mon dossier d’aide juridictionnelle, et donc par mon retard fiscal. J’ai bien avancé dans le domaine, si c’est ouvert lundi matin j’y vais avant de bosser, sinon mardi matin sûr. Voilà, fin du dossier « boulot ».

kill bill

Revenons au bénévolat en mode free-lance. Il m’arrive de discuter avec la dame qui fait traverser la route principale du village aux enfants matin et soir. C’est une brésilienne, dans une des communes proches elle fait partie d’une association qui enseigne le portugais, la danse et la capoeira. Cette dame s’est également prise d’affection pour une petite fille de 7 ans restée au pays, qui vit avec sa mère et plusieurs frères et sœurs dans des conditions très difficiles. Avec l’aide de l’équipe d’animation du centre de loisirs, elle a mis en relation la fillette avec les enfants du club, ils entretiennent une correspondance écrite. Au-delà des liens amicaux, la démarche est de sensibiliser les enfants d’ici, qui se plaignent parfois de la nourriture, de ne pas avoir tel jeu ou telles fringues, et leur faire comprendre qu’il y a de par le monde des enfants qui prendraient volontiers tout ce sur quoi ils crachent.

Le rêve de la petite fille peut sembler banal pour eux, elle souhaite avoir un lit et une armoire. Les animatrices auraient voulu organiser une collecte par exemple de jouets puis revente afin de récolter des fonds pour ce projet, mais ça ne rentre pas dans les attributions du club d’un point de vue administratif et juridique. Par chance, le président actuel est de par sa profession très au fait de la législation dans le domaine, ce qui a permis de recadrer l’asso et éviter de faire quelques boulettes qui auraient pu être répréhensibles par la suite.

journaux

Etant une fan d’archives, j’ai gardé pendant des années les éditions du journal local, j’ai environ 3000 journaux de 1996 à 2002. Il y a peu de temps, j’étais prête à tout balancer, et quand même ça me posait problème, il y avait forcément mieux à en faire. Je suis en train d’en finir l’inventaire, puis ils vont être mis en vente à 1, 2 ou 3 € selon l’état, afin de collecter des fonds pour aider à réaliser le rêve de la petite fille. J’en ai discuté avec le président qui est d’accord pour mettre à disposition les panneaux d’affichage du club pour véhiculer l’info, ainsi que de me permettre d’afficher la liste complète sur une des portes du club. Je suis dans ce projet en total accord avec mes besoins actuels, j’interviens à cheval sur deux asso sans être engagée, à part moralement vis-à-vis de moi-même à faire de mon mieux.

Par ailleurs j’ai fait écouter à la dame ma chanson, car je continue à développer mon projet sur l’aspect vidéo-clip, je tiens vraiment à le voir réalisé un jour sur la commune, avec des enfants bien sûr mais aussi d’autres personnes, le top serait également que même des personnes âgées se joignent à nous. J’ai envie d’y intégrer aussi des danseurs plus avancés, afin de vraiment mélanger les styles, les niveaux, les ages… elle a été emballée en l’écoutant, l’a fait écouter à plein de personnes autour d’elle dont plusieurs brésiliens, qui ont aimé aussi. Avec son association, elle organise fin juin un repas dansant axé sur le Brésil, des danseurs viendront avec des costumes du Carnaval de Rio. Elle m’a demandée si je serais d’accord pour venir chanter lors de cette soirée. Les bénéfices serviront à aider une crèche au Brésil. J’ai dit oui tout de suite. Me voici donc en train de travailler des chansons en portugais, langue que je n’ai jamais apprise, merci le casque et la phonétique… Vendredi dernier, inspirée par le projet, je leur ai fait une affiche, elle a été présentée mercredi à la présidente de leur asso, j’attends validation. Pour vous la montrer, j’ai remplacé le nom de la ville par « dans le coin », je précise pour que vous ne soyez pas surpris.

affiche

Et c’est pas tout ! Mardi soir en allant chercher les enfants à l’école, une maman que je connais un peu m’appelle et me dit « je voulais vous parler !!» bon ok j’y vais, et toute enthousiaste elle me dit ,"je voudrais voir avec vous pour qu’on fonde une association, vous avez plein d’idées, on a des motivations communes pour faire bouger le village, il faut qu’on fasse quelque chose ensemble, en plus vous parlez bien, vous avez du poids »… j’étais franchement très surprise qu’elle ait une telle vision de moi, nous n‘avons discuté vraiment sérieusement que trois ou quatre fois. Pour ce qui est du poids, si c’est celui affiché par la balance, oui j’en ai, pour le reste, je n’en ai pas vraiment puisque je n’ai pas réussi à faire valider la soirée karaoké au club bien que je sois convaincue « qu’on aurait tout déchiré » (« et pourtant, elle tourne », marmonnait un certain Copernic…). Œuvrer pour faire bouger la commune, c’est ce que je souhaite, à fond même ; mais il existe déjà un Comité des fêtes, et créer une autre asso c’est se déclarer officiellement en opposition avec les organisations en place, et ça ça ne me branche pas du tout. J’aspire plus que jamais à la sérénité, j’ai envie que les choses se passent main dans la main et non dans le rapport de force, d’où mon départ du club pour éviter tout clash verbal. Je ne rejette pas sa démarche, même si je sais déjà que je ne fonderai pas d’asso. Et puis on va voir, si j’ai vraiment autant de poids, c’est elle que je vais tenter de convaincre qu’il est préférable pour tout le monde d’utiliser notre énergie à oxygéner les systèmes en place plutôt que de les étouffer pour prendre leur place.

anhu_bebesourire2[1]


 

01:05 Écrit par Dream' dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Moi aussi je recolte les bouchons :-) j espere quand meme que tes pb de boulot vont trouver une issue plein de bisous mes coms sont tjs courts mais je te lis avec plaisir

Écrit par : beedoo2003 | 12/04/2008

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