08/12/2009

j'ouvre les volets

Que dire sur ce silence, je ne sais pas trop, il s'est passé beaucoup de choses, des bonnes, des moins bonnes, je me suis retrouvée à vivre en peu de temps un concentré d'émotions diverses qui tantôt m'a tirée vers le haut, tantôt assise parterre.

Je ne voulais pas délaisser mon blog, mais j'ai vraiment manqué de temps et d'énergie pour venir écrire, ce soir je n'ai même aps voulu me regarder dans la glace, depuis dimanche soir j'ai une nuit et demi dans la vue, j'ai une mine lamentable ( et je me sens irrascible).

debordee1[1]


Je suis overbookée, et je cherche comment faire face à tout, le boulot, les enfants, les travaux, les retranscriptions, ma mise à jour administrative qui devient plus qu'urgente, et puis du temps que je veux donner un peu aux autres. Oui je sais, je pourrais supprimer la dernière catégorie, mais je n'y arrive pas, nous avons des conditions de vie délicates, mais il y en a autour de nous qui ont bien moins que ça, alors si donner un peu de mon temps peut faire  avancer, je veux le faire. Je fais avec mes petits moyens, mais je fais, même avec des gouttes d'eau on arrive à remplir un vase.

deborde


Je me suis remise en question ces dernières semaines, suite au visionnage d'un film qui m'a fait comprendre à quel point je m'étais enfermée dans une autopunition: je me suis jugée et condamnée sur des actes passés, sans appel, sans tolérance, et je m'en étais collée inconsciemment pour perpette alors que je pensais m'être un peu pardonnée. Ce film (7 vies, avec Will Smith) m'a fait réaliser que non, je ne m'étais pas vraiment accordée d'indulgence, aucune remise de peine, ni de liberté conditionnelle.

Je ne souhaite pas parler ici de ce que j'ai fait par le passé, toujours est-il que pour moi c'est inacceptable, ni à faire, ni à subir, et ce qui est le plus dur à accepter, c'est que dans le cas présent c'est moi qui ai fait.

Le dilemme permanent, c'est qu'aujourd'hui je me sens très différente de celle que j'étais aux moments de ces faits, j'ai mûri, j'ai appris, j'ai compris ce qui n'allait pas, les points sur lesquels je devais travailler pour ne plus être confrontée à des situations qui me font déraper. Aujourd'hui je sais que jamais plus je ne retomberai dans ces travers. Mais de là à me pardonner ce que j'ai fait, ce n'est pas la même chose.

M C  Escher Relativity 1953[2]

Si je me pardonne, j'ai peur que ça banalise mes actes passés, que ça devienne quelque chose d'anodin, alors que ça ne doit jamais l'être, ni pour moi, ni pour personne. Mais je ne peux plus ignorer non plus ce que ce "non-pardon" a comme conséquences sur ma vie au quotidien. Tout comme l'image ci-dessous, je regarde les couleurs dehors et m'interdis de quitter ma prison, estimant que je n'en ai pas le droit, alors que la porte est ouverte, mais c'est moi qui refuse de sortir.

liberte_free

Toutefois je sens que je viens de passer un cap, de plus en plus je me dis que je me suis assez punie. ça fait 15 jours que je joue à "j'y vais-j'y vais pas", hier j'ai pris la décision: il est temps que j'enlève la camisole dans laquelle je me suis enfermée, j'ai purgé ma peine. Je n'avais jamais fait attention jusqu'ici à la double connotation de cette expression, alors je reprends: j'ai purgé mes peines.

liberte[2]

21:27 Écrit par Dream' dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : introspection, avancee |  Facebook |

Commentaires

j'aime la dernière image que tu as mis et j'espere que tu vas vite te sentir mieux maintenant que tu es "liberée" de ta camisole! j'espere que tu vas bien et que tu avances plus que moi je n'y arrive toujours pas à trouver du temps une organisation c'est terrible en plus aprés une semaine sans eau chaude là c'est trois jours sans chauffage sans eau chaude du coup je suis allée avec les enfants chez mes parents et j ai accumulé bcp de retard à la maison et bcp de fatigue enfin ! en plus les fêtes arrivent et je deteste cette période ! piufff

Écrit par : beedoo2003 | 15/12/2009

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