16/01/2010

Mon cher petit village

Plus que jamais je suis dégouttée de vivre en société, j'entends tout le monde dire "on vit dans un monde d'égoïste, il n'y a que l'argent qui mène les gens, et personne ne lève le petit doigt pour son prochain", et j'en passe. Et pourtant tout le monde tire la couverture à soi, ça me saoule cette hypocrisie constante.

Quand à la rentrée j'avais discuté avec le directeur de l'école du coup bas qu'il m'a fait en me collant les services sociaux le 29 juin, je lui avais demandé s'il trouvait son action juste alors que si ça capotait dans les rythmes scolaires c'était parce que je me battais pour mon boulot. Tout ce qu'il a trouvé à me répondre c'est "et vous vous trouvez ça juste quand les impots vous ponctionnent?". Je ne voyais pas trop le rapport, je me suis dit qu'il venait sans doute d'être prélevé et qu'il l'avait mauvaise, en tout cas ça me fait toujours marrer cette recherche de cautionnement du genre "tout le monde le fait alors moi aussi".

Puisqu'il n'avait pas voulu tenir compte du fait que je me relève depuis ces dernières années, et que quoiqu'il en pense j'agis aussi dans l'intérêt de mes enfants, j'ai décidé cette année de ne pas participer financièrement à la coopérative scolaire (bah non, il ne voit pas mon évolution, donc à son niveau je considère que je n'ai toujours pas les moyens de donner), d'autant plus que la bonne nouvelle cette année, c'est que Loulou premier part en voyage 4 jours en fin d'année: coût de l'escapade 180 €, à la charge des parents (super...). Je lui ai proposé plusieurs possibilités pour qu'on collecte de l'argent pour que ça revienne moins cher aux parents, organiser une soirée dansante, faire des calendriers personnalisés ou alors avec mes photos que je mettais totalement à leur disposition, il m'a répondue " par principe nous ne faisons que la kermesse pour collecter des fonds pour financer les différentes sorties, ça suffit". Bah c'est clair qu'en laissant une telle somme à payer aux parents ça peut suffir. Ils ne se posent même pas la question de savoir si on peut ou non. 4 jours coûtent plus cher qu'un an de musique.

Ah oui, la musique, quelle joie d'en faire cette année. J'ai eu le "plaisir" (heum) en m'inscrivant d'apprendre que l'école avait décidé d'imposer aux élèves de batterie de faire de la percussion, cours obligatoire et payant parce que l'école voulait amortir l'embauche du nouveau prof. J'en ai discuté avec deux profs de l'école qui m'ont dit qu'ils trouvaient la pratique très limite en matière de déontologie. Ayant le travail à réaliser pour Mme Schach, j'ai demandé à ne commencer qu'au second trimestre, mes horaires de batterie étaient les mêmes, pour la percu j'avais vu avec le prof pour le jeudi vers 18 h. Et là j'ai appris que vu le nombre d'inscriptions il a laissé le créneau pour un autre élève, et du coup il ne me reste que 15h45 (possible tant que je suis en arrêt) et 21h30.

Le cours de batterie est dans mon village, je n'ai que la place à traverser pour y aller, la percu est dans le bled à 7 km. Emmener les enfants avec moi à cette heure alors que le lendemain il y a école, c'est niet, et les laisser à la maison tout seul, ça ne me branche franchement pas. Jeudi j'y suis allée à 21h30 parce que prof ne pouvait pas l'après-m, quand je suis rentrée à 22h15 ils n'étaient pas couchés.

J'ai fait part de ce problème d'horaires à la responsable de l'asso de musique, elle me répond "tu étais d'accord pour ces cours puisque tu as signé le règlement (bah pas trop le choix en même temps si je voulais faire de la batterie) donc que tu y ailles ou non ce n'est pas mon problème". Donc si je n'y vais pas j'aurai payé dans le vent.

On s'était déja pris la tête au niveau de l'obligation de faire du solfège avant de toucher la batterie malgré les aptitudes de mes enfants à pouvoir en faire dès cette année, confirmées par le prof de solfège. Evidemment la technique est importante, je ne prétendrai pas que le solfège est inutile, mais pourquoi l'imposer forcément avant la pratique, pourquoi ne pas le faire en même temps. En athlétisme par exemple, on ne va pas dire à quelqu'un de lire un bouquin dans lequel il est écrit comment courir, comment respirer, on lui explique un peu et on le met sur la piste. Pour moi la musique c'est pareil, après on me fait les gros yeux quand je parle de carcan. Enfin dans le cas présent, vu le coup du cours de percu, je parlerai plutôt de dictature.(Liberté? non)

Ce n'est pas lié qu'aux institutions, l'inconsidération des autres est générale. Par exemple pour se garer. Ne pouvant pas rentrer ma voiture chez moi, je me gare sur la place à côté de la boulangerie. Ce n'est pas ma place attitrée, c'est un parking public, mais il se trouve que c'est souvent moi qui y suis. Un samedi soir je n'ai pas pu m'y garer parce qu'il y a avait du monde chez les voisins (ceux qui me doivent toujours 2000 €, c'est cool ils n'ont pas les moyens de me rembourser, mais pour faire la fiesta ça roule). J'avais le coffre plein de courses, je me suis garée devant chez moi pour les décharger, et j'ai laissé la voiture là pour la nuit.

Le lendemain j'ai été réveillée à 8 h par le marchand de poulet (en fait le mari de celle qui s'était garée là où je me gare), à cause de ma voiture sa remorque ne passait pas. J'avoue que je n'avais pas du tout pensé à ça. J'ai bougé ma voiture pendant qu'il gu....ait et me menaçait que "la prochaine fois ça ne se passerait pas comme ça". C'est quelqu'un que je n'aime pas, parce qu'il se prend pour un nabab dans le village. Pendant un moment il bossait à la cantine, les gosses avaient peur de lui, quand ils ne voulaient pas manger il se ramenait et leur disait "tu vas bouffer oui?", et personne ne disait rien.

Je me suis accrochée avec sa femme aussi, qui est une véritable carpette quand il est là, et elle m'a balancée "si t'es pas contente tu n'as qu'à aller vivre ailleurs". Bel exemple de la part de quelqu'un qui s'occupe des enfants au centre de loisirs et qui est sencé leur apprendre le respect et la tolérance. Deux jours après elle était garée à côté de moi, elle est rentrée dans sa voiture au moment où j'arrivais, elle me dit souriante "bonjour Sandrine", ça m'a gonflée je lui ai répondue "pourquoi tu me parles toi? Tu dis que si je ne suis pas contente je n'ai qu'à aller vivre ailleurs, donc pour toi je n'existe pas, ne m'adresse pas la parole". Un peu de cohérence quand même, on n'envoie pas une vacherie à quelqu'un pour se ramener la bouche en coeur deux jours plus tard "allez on s'embrasse on oublie tout, je t'ai fait mal mais c'est pas grave, tu m'en veux pas hein?". Non merci, je ne marche pas.

Suite à cet incident de garage dans la rue, nous avons tous reçus une lettre de la mairie nous indiquant qu'il était formellement interdit de s'y garer, mais il y a des passe-droits, pas plus tard que la semaine dernière quelqu'un s'est garé, juste après le panneau de stationnement interdit. (Egalité? non)

Il arrive souvent que les gens se garent derrière moi pour aller chercher leur pain, alors qu'il y a de la place mais qu'ils ont la flemme, un matin au moment où j'allais partir ça a été le cas, et pour se justifier le monsieur m'a dit en souriant "je prends juste du pain" (bah ouais moi je vais juste bosser, excusez-moi hein). Et une autre fois un soir un 4x4 était garé en crabe, prenant deux places, je me suis garée ailleurs, et quand j'allais chez la voisine il prenait sa voiture, je lui avais laissé un mot lui indiquand que ça serait sympa de penser qu'il n'est pas tout seul et que s'il s'était garé autrement quelqu'un d'autre aurait pu se mettre à côté. Il me balance "vous allez pas m'emm...er pour ça à cette heure, si vous êtes pas contente vous n'avez qu'à aller vivre ailleurs!!" (encore?!). J'avais Loulou premier avec moi, il était médusé par l'agressivité et la réponse du gars, j'ai posé ce que je tenais j'ai regardé le mec et j'ai applaudi devant autant de co...ie. (Fraternité? non)

Sans compter le voisin d'en face qui me reprochait que Fun aboyait en mon absence (ce que je peux comprendre) mais qui appelle son chat à n'importe quelle heure, ou qui regarde la télé porte ouverte en été, même tard le soir... Qui me reprochait les taches d'huiles faites par ma voiture (je n'y peux rien et je n'avais pas les moyens alors d'en changer) mais qui un soir qu'il était bourré s'y est repris à trois fois pour rentrer sa voiture, après avoir accroché son poteau, pour finalement arrêter de reculer quand il a touché la porte de sa grange, et a soulagé son envie pressante le long de son mur parce qu'il n'avait pas le temps de rentrer chez lui. Et pourtant un jour il m'a balancée "votre place n'est pas en société mais au fond des bois". 

'T'es pas sociable Sandrine' me dit ma petite voix. Bah non, excusez-moi je n'y arrive pas, je n'arrive pas à marcher sur les autres pour me faire ma place. Un ami m'a dit qu'un jour si je ne m'endurciçais pas j'allais finir par me faire laminer, c'est sûrement vrai.

13:20 Écrit par Dream' dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

puffffffffffffff dans quelle société on vit en meme temps je n'ai pas ce genre de probleme dans la mesure ou je ne connais aucun de mes voisins !!! mais moi je suis tjs médusée par le manque de correction des gens enfin ! bon allez j vais faire manger la tribu bisous

Écrit par : beedoo2003 | 16/01/2010

Je pense qu'il est inutile de perdre son énergie à relever les nombreuses incohérences dans le comportement de certaines personnes.
Non seulement cela engendre du stress, mais en plus tu passes toujours pour l'empêcheur de tourner en rond (et là, je suis polie!).
Moi, la plupart du temps, je laisse couler car j'en ai assez de "m'attraper" avec certains( dans mon boulot, je ne compte plus le nombre de personnes qui ne me parlent plus!).
Le monde est ainsi, je pense qu'on ne peut pas le changer. Bon dimanche. A+.

Écrit par : chutney1 | 17/01/2010

d'accord avec toi Chutney je veux bien laisser couler sauf quand ça me coute de l'argent et que j'ai l'impression de me sentir prise en otage notamment dans cette histoire avec l'école de musique. Je n'aurais pas eu à payer la percussion alors que je n'ai pas demandé à en faire, l'argent pour le voyage scolaire de Loulou premier était quasiment trouvé. Je refuse de payer pour la bêtise humaine.

Écrit par : dreamha | 17/01/2010

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