13/07/2013

Tout un foin...

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Avec pas mal de retard, voici le compte-rendu de cette seconde édition pour nous du ramassage des foins chez Agnès (pour se remémorer l'autre journée, clique ici Clin d'œil)

Direction Bossée donc, et remontage des manches pour rentrer les foins. Le soleil est enfin au rendez-vous, il n'a pas plu depuis quelques jours, et il s'agit de rentrer tout ce qui pourra l'être car la météo n'est pas clémente pour les jours suivants (cette précaution s'avèrera fondée, puisque dès le lendemain il est tombé des cordes, et de gros grêlons qui ont fait des sacrés dégats dans certains secteurs du département).

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Voilà une partie de ce que nous avons à ramasser. Certaines bottes seront laissées sur place, le coeur n'étant pas sec à cause des pluies répétées.

 

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Les palettes sont disposées de façon à ce que le pailler ne repose pas directement sur le sol, et c'est parti. Il y a du renfort, nous allons tourner avec deux tracteurs équipés de remorque, et là, surprise du jour suivie de cris de joie quand Agnès annonce "aujourd'hui je vais vous apprendre à conduire le tracteur". Même Harmonie! (Et moi, je peux aussi? Bah non, les triplets ne veulent pas. Pfff, c'est pô juste)

 

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Ah ils étaient fiers sur leur engin, j'vous l'dis!

 

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Pause déjeuner (à la vôtre!) et l'occasion de gouter à de nouvelles choses...

 

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... comme cette fleur de bourrache...

 

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... ou cette rose comestible (la nature est décidément surprenante de ressources)

 

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A peine sommes nous installés à table que les canards nous offrent leur compagnie

 

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... et viennent boire un coup avec nous

 

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Allez go, c'est reparti, le taf ne vas pas se faire tout seul! ("j'peux conduire le tracteur?" Pfff, i' veulent toujours pas...)

 

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Mine de rien le pailler monte, le voilà maintenant plus haut que mes épaules

 

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Le retour des deux brigades pour le dernier tour. J'ai vu Harmonie se pencher à l'oreille du chauffeur en rigolant, il a arreté le tracteur à ma hauteur Harmonie m'a dit "allez, à toi de conduire!!" (Wo? Pour de vrai? Yeah!!!!). Ah j'avais des paillettes plein les yeux, vous m'auriez vue, une vraie gosse Langue tirée

 

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Nous avons revisité la propriété, faisant la connaissance de la maman d'Hector

 

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... la relève chez les canards

 

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Iska, la petite de Pétula

 

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Pétula a produit beaucoup de lait, son pis était très gonflé et ça la dérangeait, alors Harmonie a demandé si elle pouvait la traire. Oui... mais encore fallait-il commencer par l'attraper. Elle a bien du se marrer la Pétula, parce qu'elle nous a baladées un bout de temps, à passer par ici alors qu'on repassait par là. On a quand même fini par la feinter.

 

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Je la tenais contre moi pour qu'elle ne bouge pas...

 

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... pendant qu'Harmo tentait de la traire. Hop, un coup de pied dans la gamelle, on recommence...

 

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Pour que ça ne dure pas trop longtemps et soulager rapidement Pétula, Agnès a pris le relais. On a vu la différence, la gamelle s'est remplie en même pas 2 minutes!

 

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... sous le regard impatient des deux gourmandes (j'ai halluciné en voyant le tableau Rigolant)

 

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 Adonis au far-west...

 

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... tandis que Fripouille joue avec sa petite protégée, Isis, sa fille d'adoption

 

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Isis, un concentré de malice qui adore jouer avec les plumes (que celles au sol rassurez-vous Cool)

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Nous avons pu constater que Docky sait maintenant bien frimer. Il a encore de la route à faire pour être papa, sa dulcinée Tempérance a cru bon de lui expliquer la grimpette en se servant d'un coq, alors il croit que c'est avec les coqs que ça doit se passer. Erreur d'aiguillage Rigolant, copie à revoir...

 

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Pause calin avec Agnès

 

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Tout le monde a sa place, même les insectes ont un hôtel...

 

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encore une superjournée de passée en plein air

 

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Merci Agnès, à la prochaine!!

 

06/09/2012

Un dimanche à Bossée

... et à bosser, un peu, mais surtout à prendre un bon bol d'air et des super souvenirs plein la tête. Mais revenons au début... Tout a commencé lorsque mi-août j'ai découvert la page "la ruche qui dit oui-Bléré", (pour découvrir le concept, c'est par ici), et que j'ai répondu "présente" pour donner un coup de main à Agnès Robineau pour rentrer du foin.

Rendez-vous fut donc pris pour dimanche dernier, normalement pour 9 heures, mais avec ma folle équipe, nous n'avons en fait décollé qu'à 9h30 de la maison, et ayant une trentaine de kilomètres à faire... bref, comme d'hab quoi...


Le comité d'accueil était très chaleureux: Agnès et son compagnon Stéphane, les deux chiennes Fripouille et Adonis, et puis large sourire en voyant accourir à notre rencontre une poule et une chèvre! Ce fut une grande surprise de voir Pétula (c'est son petit nom) jouer avec Fripouille en gambadant et en faisant mine de charger. Sur les conseils d'Agnès, j'ai levé une main au dessus de ma tête, elle s'est immobilisée, oreilles tendues en me regardant, puis lorsque je l'ai abaissé Pétula s'est approchée doucement, front baissé qu'elle est venu poser doucement sur ma main. J'ai beaucoup aimé cet échange.

 

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Camille et Harmonie suivant Agnès,  Fripouille et Pétula

Nous avons visité l'exploitation, croisant du monde en totale liberté et respect mutuel sans la moindre anémosité, des poules, des canards, des pigeons, des oies. Nous avons fait la connaissances d'Horacio, le jeune jard porteur d'autorité de son groupe, pas le plus barraqué mais sans équivoque possible celui qui a le plus de charisme puisque qu'il est suivi et respecté par ses congénères sans jamais avoir à hausser le ton.

Nous avons pu admirer également le jeune dindon Docky, à qui Agnès enseigne les gestuelles dont il aura besoin pour faire le beau auprès de ses promises le moment venu.

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Docky

Agnès a une approche vraiment très intéressante sur la façon de développer son élevage: elle est très attentive au choix de ses individus reproducteurs afin de générer des groupes dépourvus d'agressivités, et cela se ressent au sein de l'exploitation; Il y règne en effet un climat très serein, tant pour les animaux autre eux que dans les intéractions avec Stéphane et Agnès.

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Liberté et respect pour tous

 

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Adonis la belle, à gauche, et Fripouille, qui porte très bien son nom

 

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En continuant notre visite, nous avons découvert Hector, un petit cochon américain avec qui Fripouille adore jouer, pour cela elle n'hésite pas à carrément sauter dans l'enclos, le mordille pour le faire courir, puis s'immobilise. Hector se met alors à lui passer entre les jambes, en long, en large, en travers, c'est très comique à regarder.

 

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Hector et Fripouille

Il y aussi Géronimo le pigeon qui est en convalescence, des chats dont deux jeunes, Hecto (à gauche sur la photo, et Ficelle)

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Bon, c'est bien beau tout ça, mais on va travailler un peu quand même, on est venu pour ça ;-)! Ce fut l'occasion pour les enfants de monter sur le tracteur ou dans la remorque, secoués mais ravis (j'ai même entendu "c'est mieux que le Montana!"... super! on va zapper les manèges de la foire à l'andouillette cette année!! )

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Direction les champs pour ramasser la paille

Arrivés sur place, nous avons chargé les bottes dans les remorques, une pour le tracteur et une pour la voiture de Stéphane...

 

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... tout en découvrant l'ancien chateau de l'étang dont le champ est une des dépendances. Très joli cadre, d'ailleurs pour info une tour a été aménagée en gîte, si la campagne tourangelle vous tente, c'est par ici

 

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J'ai craqué sur l'ampleur et la beauté de cet arbre qui borde la propriété

 

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De retour sur l'exploitation, nous avons déchargé et constitué peu à peu un beau pailler

 

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Agnès et Stéphane à la mise en place des bottes, sous l'oeil attentif de Fripouille...

 

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... tandis que Pétula contrôle la qualité de ce que nous avons rapporté

Allez, on y retourne! Cette fois pour nous rendre dans le champs, nous traversons une portion fruitière, c'est l'occasion de gouter de bonnes poires et quelques prunes.2012_09_02_bossee 748.JPG

Mes triplets en folie

Après l'effort, le réconfort, lors d'un déjeuner très convivial. J'ai pu me rendre compte à quel point Agnès est passionnée par son métier, qu'elle sait vraiment de quoi elle parle, j'ai la certitude que c'est parce qu'elle est attachée aux valeurs de nos anciens que son entreprise a de l'avenir, sans de bonnes racines, pas de stabilité. Elle est dans le partage et l'échange, des connaissances, des coups de mains, des idées, d'une grande ouverture qui finira bien par porter ses fruits. En tout cas c'est ce que nous lui souhaitons du fond du coeur.


Merci à vous Agnès et Stéphane pour cette journée que nous ne sommes pas prêts d'oublier, les enfants demandent déjà quand nous reviendrons vous voir. Bises de toute la famille!

 

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08/08/2012

La saison des maïs

Parmi les secteurs qui proposent des jobs en été se trouve celui du maïs. C'est le seul domaine qui embauche à partir de 16 ans, qu'on se le dise!! Les candidatures doivent être présentées en mars-avril pour l'été suivant.

C'est le second été que je me trouve dans ce circuit, et je vais vous présenter un peu cette partie spécifique du maïs. Les cultures réalisées ici ont pour but de croiser entre elles différentes variétés afin d'obtenir les meileures caractéristiques possibles. Par exemple, une espèce résistante au vent mais peu productive croisée avec une espèce productive mais peu résistante au vent pourra donner une espèce hybride résistante au vent et productive. J'insiste sur le "pourra donner", car tant que le croisement n'a pas été testé, rien n'est sûr.

Mais avant de continuer, je vais vous présenter un peu le maïs, qui à mes yeux est vraiment une plante fascinante. Sa grande quantité de feuilles implique de grands échanges par voie de photosynthèse et donc un booste d'oxygénation pour le secteur cultivé.

C'est une plante autofécondante, qui contient à la fois la partie mâle et la partie femelle.

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Progression du panicule

Au cours de l'évolution de la plante, la partie mâle, appelée un panicule, va se développer et sortir progressivement du haut de la plante, jusqu'à s'ouvrir en plusieurs brins chargés d'étamines (sacs de pollen). En même temps, sur la partie basse de la plante, la floraison se manifeste par la présence de soies, qui capteront le pollen lorsqu'il tombera, et permettront la fécondation de la plante, pour donner un épi de maïs.

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Pied de maïs présentants parties mâle et femelle en cours de maturité

C'est le vent qui va représenter le meilleur facteur de pollénisation, étant responsable d'environ 90 % de la fécondation, par rapport à la simple chute du pollen sur les soies en applomb. En clair, cela signifie q'un pied ne sera pas assurément fécondé par ses propres petites graines, mais au moins celles du voisin. Il peut recevoir le pollen jusqu'à 500 m à la ronde.


Pour permettre le croisement de variétés entre elles, le panicule de rangs choisis est retiré dès qu'il commence à être palpable, afin d'empecher l'autofécondation de la plante. C'est l'étape de castration. Il faut passer tous les jours dans le champ, et retirer les panicules à mesure qu'ils sortent. Les rangs castrés sont appelés des rangs femelles.

Les autres rangs dont le panicule a été laissé sont dits "mâles" (en fait, ils sont complets).

Les champs sont semés de façon à constituer une alternance entre les rangs mâles (2 rangs) et les femelles (4 rangs). Les rangs mâles font toutes la longueur du champs, pour les femelles les rangs font entre 10 et30 pieds, ce qui permet de tester beaucoup de croisements sur une même parcelle.

Lorsque les rangs femelles ont été fécondés, les rangs mâles sont supprimés de la parcelle, afin d'optimiser le développement des pieds restants. Ci-dessous, une photo satellite d'un champ:

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Les carrés correspondent à des secteurs de rangs femelles, les grandes allées d'un bout à l'autre du champ étaient constituées avant arrachage des rangs mâles.

Un travail minutieux entoure ce genre de culture, bien sûr au moment de la castration mais aussi en amont, lors de la préparation des semences pour les rangs, et lors du semis à proprement parler.

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A gauche, les semences des variétés dont déposées dans des casiers, chacun correspondant à un rang.

A droite, n°1 une rangée de 4 casiers ( un carré de semis), les couvercles seront enlevés automatiquement par la machine, le tracteur va effectuer le semis des 4 rangs simultanément (n°2), courant mai. Photo n°3, deuxième moitié de juillet, les rangs femelles en croissance.
Les rangs mâles sont semés de façon à murir en décalé, afin d'élargir la période de fécondation des femelles.

La première fois que j'ai travaillé aux maïs, je faisais de la castration. Cette année mon travail est différent, je dois passer dans les champs pour noter la date de floraison de chaque rang. Ce n'est pas compliqué en soi, il suffit de passer, constater ou non la floraison, et de la noter. La difficulté réside dans le fait qu'il faut beaucoup marcher.

Ci-dessous en jaune le trajet à effectuer pour les notations.

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Ensuite?

Il y aura la récolte manuelle en octobre, le produit de chaque rang est mis dans un sac spécifique, étiqueté, contrôlé, afin d'évaluer si oui ou non le croisement donne le résultat escompté.

Les semences qualifiées en fin de ce cycle serviront à semer l'année suivante des champs afin de produire les semences vendues aux agriculteurs pour encore l'année d'après.

29/08/2008

Des rouquins qui comptent pour moi

Je suis très peu présente sur le blog en ce moment, je cherche une réorganisation de ma vie qui ne vient pas, et dont l’attente complique chaque jour davantage les choses. Je ne serai pas longue ce soir mais je voulais quand même vous faire part de ce que j’ai vécu dimanche dernier. Il y a 10 jours j’ai repris nos pass pour l’année à Beauval, ça faisait un moi que je n’y étais pas allée, ça me manquait. Nous y sommes allés que dans l’après-midi, alors on a fait un tour limité du parc, mais nous avons eu le plaisir de voir une lionne blanche bébé, qui est née dans la deuxième quinzaine de juin, et qui est nourrie à la main. Il y a eu par ailleurs plusieurs naissances qui promettent une année passionnante à les regarder grandir.

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Manis

Mais pour l’heure je vais surtout vous parler des orang-outans. Bien sûr j’y suis allée lors de ma première visite, mais pas longtemps, avec les enfants c’est pas évident de rester à les observer comme je voudrais. Dimanche dernier, j’ai pu leur consacrer beaucoup de temps, les trois jeunes, Bayu Mandy et Suly se chahutaient dans des roulé-boulé où on finissait par ne plus savoir à qui appartenait ce pied ou cette main.

 Muda étant parti se reposer, j’ai eu la surprise de voir Mandy s’approcher de moi. Elle a mis longtemps à me tolérer, auparavant elle me montrait les dents quand j’étais près de la vitre puis s’éloignait. Là elle m’a quand même gratifiée d’une grimace découvrant toute ses dents, mais est restée assise. Elle machouillait un bout d’écorce souple, qui avait l’apparence d’une épluchure, pour vous donner une idée.

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Chahutage entre Suly et sa soeur Mandy

Quand je suis aux jonctions des vitres, je souffle entre les structures métalliques, ça fait du bruit qu’ils entendent de l’autre côté, et à certains endroits ils ont gratté les joints ce qui fait que l’air passe. J’ai soufflé, Mandy a pris l’écorce dans sa main et l'a descendue à côté d’elle. Je suivais son geste, et d’un coup j’ai vu le morceau d’écorce dépasser de mon côté, par un petit trou que je n’avais jamais remarqué jusqu’ici. Mais elle, manifestement elle en connaissait très bien l’existence.

 J’ai pris le morceau doucement, j’ai senti qu’elle le tirait de l’autre côté, j’ai tiré un peu, j’ai lâché, j’ai repris en lui disant « tu donnes ? », elle l’a lâché. Je lui ai redonnée, elle l’a repris, me l’a rendue sans le retenir cette fois, ça a duré comme ça pendant 5 bonnes minutes. Je l’ai vécu comme un privilège qu’elle m’accordait, elle m’a laissée échanger avec elle, mieux, elle m’a fait confiance en lâchant son bout d’écorce une première fois, puis en me le redonnant. Je ne croyais pas pouvoir vivre ça là-bas, je sens parfois tellement de frustration à être de l’autre côté de la vitre et ne pas pouvoir échanger davantage avec eux que par le regard, là ça parait peu, mais pour moi c’est déjà énorme.

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La main qui tire Suly, c'est Bayu, Mandy faisait résistance de l'autre côté

Cet hiver, à la période calme côté visiteurs, je les observais dans la serre, Muda près de la vitre, les autres se promenant dans leur espace.  Je me suis assise sur le banc, j’ai fouillé dans mon sac, j’en ai vu se rapprocher, alors j’ai accentué mes fouilles et tardé avant de sortir le thermos de café. Quand j’ai relevé la tête, ils étaient tous collés à la vitre en train de me regarder, je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire. J’ai sorti une clémentine de mon sac et j’ai commencé à la manger, l’une des femelles, je ne sais plus laquelle, m’a adressée un signe de tête en regardant ma clémentine, qui l’intéressait beaucoup.

 En faisant des recherches sur les orans, j’ai appris qu’ils voyaient en couleur, ce qui leur permet dans la nature de reconnaître les fruits mûrs. Ayant déjà vu du orange dans leur alimentation, des patates douces, je me disais qu’ils réagiraient à la clémentine. Mais je n’ai pas renouvelé l’expérience, parce que je ne voulais pas non plus les frustrer en mangeant devant eux quelque chose dont ils avaient envie mais auquel ils ne pouvaient accéder. En tout cas c’est ce jour-là que j’ai découvert le « jeu de la soufflette » entre les structures, c’est Manis qui me l’a montrée.

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Bayu

J’avance dans ma documentation à leur sujet, via Daily motion j’ai découvert l’existence d’une femme, Biruté Galdikas, qui leur consacre sa vie depuis plus de 30 ans. Mais avant d’entrer en contact avec elle, je pense qu’il va vraiment falloir que je me remette au top en anglais.

 J’aimerais pouvoir me couper en deux, continuer de vivre ici et être là-bas auprès d’eux. Malheureusement ce n’est pas possible, mes priorités sont auprès de mes enfants pour le moment, alors en attendant j’ai décidé d’agir pour eux ici, il y a pas mal à faire. Bien sûr, on peut dire qu’il y a plus urgent que de s’occuper des orang-outans, je me suis entendue dire récemment « avant de s’occuper de protéger des animaux, y à des gosses qui sont maltraités un peu partout, ça c’est plus important ». Je ne suis pas d’accord. Par exemple concernant les orans, j’ai appris que dans les sanctuaires qui leur sont réservés on accueille parfois des bébés orans qui ont été brûlés, ou qui ont subi des actes sexuels de la part d’humains. Fermer les yeux sur ce genre de brutalité c’est la cautionner, et un être qui est capable de tels actes sur un animal peut l’être un jour sur un enfant, il assouvira de la même manière son envie de possession et de domination.

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Mandy (tête en bas) et Suly

On est suffisamment dans le monde pour s’occuper de plusieurs causes en même temps, car tout est lié. Certains se consacrent aux enfants, d’autres aux droits de l’humanité, d’autres à l’environnement, d’autres aux animaux, en général ou bien en faveur d’une espèce en particulier. Lors d’un spectacle dont Mme Delord assurait ce jour-là l’animation, une de ses phrases m’a marquée. Elle a dit « en préservant l’environnement d’une espèce, c’est au final plusieurs espèces que l’on sauve ». Et je pense sincèrement que l’on doit s’inclure dans le lot des espèces en danger, et donc des espèces à préserver, bien que certains s’en foutent royalement.

 Et nous autres, de ce côté-ci de la planète, on peut faire quelque chose, en changeant notre mode de consommation. Jusqu’ici l’Europe pouvait baisser le nez devant la consommation massive de bois exotique pour le mobilier de jardin. Dans mon village, il y a une société spécialisée dans le décapage du bois, j’ai eu l’occasion de discuter avec une personne en relation avec eux qui m’a dit que ce bois était une calamité en terme d’entretien, il souffre mal les intempéries, est indécapable et tient très mal dans le temps. Mais ce n’est pas tout. L’Indonésie a mis en place un large plan de déforestation, non plus cette fois en vue d’exploitation du bois exotique mais pour planter à la place des palmiers à huile dont nous faisons tous à notre insu une grande consommation ; cosmétique, huile de friture, fabrication de gâteaux apéritifs, développement des bio-carburants...

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Janah

Ce projet à grande échelle qui vient d’être enclenché condamne directement l’environnement des orans, dont la population est estimée actuellement entre 45 et 50 000 individus. Compte-tenu de la surface de forêt qui va être convertie en palmeraie, c’est 10 000 individus qui vont sauter. A ce rythme-là, l’espèce va s’éteindre bien avant 15 ans. Donc voilà, on peut faire quelque chose de ce côté-ci de la planète, en boycottant un maximum de produits incluant dans leur composition de l’huile de palme. Mais il y a aussi un autre domaine dans lequel nous pouvons agir. L’Indonésie est également le siège d’exploitations minières, notamment pour extraire du silicium. Qu’est-ce que c’est ? Un élément qui entre dans l’élaboration de composants électroniques présents dans les téléphones portables, les appareils photos, les cartouches d’encres munies d’une puce, etc. On peut tous faire au moins un effort de recyclage en sortant les vieux portables des tiroirs et en les rapportant, ainsi que les cartouches d’encre, dans des containers. Ces deux éléments, l’école maternelle de ma commune les collectes, les fonds récoltés financent des projets éducatifs, des voyages pour les enfants. Les cartouches sont collectés par certains magasins, enfin bref si on veut on peut trouver à recycler. Ce sont des gouttes d’eaux de la part de chacun, mais l’ensemble donnera un résultat significatif.

 Bien sûr ça parait utopique, mais je n’ai pas envie de ne rien faire. Et si je dois dépenser de l’énergie ici pour convaincre un maximum de gens qu’on peut changer les choses, et bien c’est mieux que rien. Pour finir sur une note d’espoir, je veux vous parler de la conversation que j’ai eue ce soir avec mes enfants à ce sujet. J’ai dit à Loulou premier « quand j’avais ton age, j’entendais déjà parler qu’il fallait faire quelque chose pour l’environnement, mais rien n’a bougé.  Aujourd’hui, j’ai 30 ans de plus, et on s’affole parce qu’il est déjà trop tard pour beaucoup de choses, et ça me mets en colère de savoir que quand je mourrai il restera encore beaucoup de choses à faire ». Et Loulou deux m’a dit « t’en fais pas Maman, quand tu seras morte, nous on continuera. »

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Manis

10/08/2008

Nos amies les abeilles

Vendredi dernier les loulous étaient au centre de loisirs, leur sortie les a menés au cœur d’un domaine apicole, la ferme de Michel Grateau

 Dès notre retour le soir je leur ai demandés de me raconter leur journée, voilà leur compte-rendu. Je suis amusée par les différences selon leur age :

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Miss Malice (5 ans)

 J’ai bien aimé regarder les mouches (mais non des abeilles ma puce), faire la bougie, regarder quand il faisait de la fumée, je me suis fait piquer l’oreille par un bourdon (non, une guêpe), il m’a mis un médicament comme toi, il m’en a donnée 4, et après 3

 J’ai bien aimé goutter le miel et manger des chips

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 Loulou Deuxième (7 ans)

 Il nous a montrés comment les apiculteurs travaillaient

Ils emmènent tout leur matériel

Le chapeau, avec un machin noir devant, leur veste blanche, leurs bottes

 Il nous a montrés l’enfumoir,  aussi son grattoir, là où il y a des saletés sur les cadres il gratte avec

Il a un atelier, il retire le miel des cadres, une fois qu’il a fini il va remettre les cadres dans les ruches

Il nous a montré sa balayette qu’il utilise pour faire partir les abeilles qui sont restées sur le cadre

 Il nous a montré des abeilles qui après 28 jours dans leur œuf elles mangeaient leur truc qui les recouvraient pour sortir. Il en a aidée une à finir de sortir

Il nous a fait goutter du miel alors qu’une abeille était tout près et elle pondait des œufs

 Il y a différentes abeilles qui pondent des œufs, il n’y a pas que la reine (ça je ne savais pas)

 

On a fabriqué une bougie en cire d’abeille:

Il nous a passé une grande feuille de cire pour toute la table

 On l’a pliée après il nous a demandés de faire le papillon 7 coups et la cire se cassait en deux, en s’est partagés les morceaux qu’on a cassés

Après on recommençait jusqu’à ce qu’on ait une feuille plus petite

 On a mis une petite mèche, on a roulé la cire, on a fait l’escargot)

 Et à la fin la bougie était finie

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Loulou Premier (9 ans)

 Michel nous a tout expliqué sur les abeilles, on a même chanté des chansons

 Les abeilles

Ainsi font font font les abeilles les abeilles

Ainsi font font font trois petits tours et puis s’en vont

Avec leurs antennes les abeilles les abeilles

Avec leurs antennes elles saluent les coccinelles

Avec les papattes les abeilles les abeilles

Avec les papattes  elles saluent les sauterelles

Avec leur derrière, les abeilles les abeilles

Avec leur derrière elles nous piquent aïe aïe aïe

 

L’abeille a trois paires de pattes, deux paires d’ailes, un abdomen, le thorax, la tête

Quand elle est sur la fleur la fleur lui donne une petite goutte d’eau avec du sucre dedans, c’est le nectar

 On a goutté le miel

 Il nous a montrés des ruches, les cadres avec des cellules où on a vu les différentes étapes de la transformation des abeilles

 

On a même vu la peau du serpent (la mue) (un serpent qui était passé dans la ruche)

On a mis du blanc comme veste parce que les abeilles détestent le noir à cause des ours qui prenaient le miel, elles ont enregistré dans leur mémoire  qu’elles n’aiment pas le noir le gris et le marron

Les abeilles peuvent voir une couleur qu’on ne voit pas, comme l’ultra violet

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 Comme vous l’avez lu, Miss Malice s’est faite piquer, une guêpe s’est posée sur son lobe et elle a mis la main dessus, donc forcément se sentant coincée la guêpe a piqué. L’apiculteur s’est très bien occupé d’elle, au point qu’elle m’a dit le soir « je voulais rester là-bas, qu’il soit mon papa… mais rassure-toi, je t’aime toujours toi », je lui ai demandée « ok, je me doute, mais papa, qu’est-ce qu’il devient dans l’histoire ? », elle répond « j’ai toujours rêvé d’avoir deux papas ». J’étais pliée. Ce n’est pas le cas mais si j’avais décidé de refaire ma vie, au moins je sais qu’elle ne se sentirait pas obligée de choisir affectivement entre son papa et son joli-papa.

 J’ai téléphoné à l’apiculteur dans la soirée, déjà pour le remercier de s’être occupée de la miss, et pour avoir des renseignements complémentaires. Mon père est allergique aux abeilles, une piqûre lui provoque un gonflement localisé, qui parfois est de la taille d’un œuf. Ça m’a toujours impressionnée, et m’a transmise une flippe d’être piquée. Alors je veille toujours soigneusement à ne pas me trouver en situation délicate avec elles, ni les guêpes ou les frelons.

 L’apiculteur était très sympa, il m’a expliquée qu’il avait appliqué de la propolis sur la piqûre de la miss puis lui a donné de l’apis mellifica en homéopathie, dosée en 5CH. Il m’a dit que pour éviter les gonflements en cas de piqûre, je peux me servir de la teinture mère de calendula (autre nom de la fleur « soucis »), soit en application locale, soit en cas de piqûre dans la gorge en avalant un sucre qui aura reçu quelques gouttes. Franchement ça m’a beaucoup rassurée, je vais toujours éviter les situations délicates mais en tout cas je flippe quand même moins. Je vais m’acheter un flacon cette semaine.

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Dans le courant du mois de juin, nous étions chez mes parents quand soudain une abeille était passée près de Loulou Deuxième, il s’était u peu affolé, alors je lui ai expliqué qu’il ne fallait surtout pas faire de gestes brusques sinon elle se sentirait agressée et qu’elle risquait de le piquer. Quand je lui ai dit qu’elles étaient très utiles, il a voulu savoir à quoi. Je me demandais comment j’allais pouvoir lui expliquer la pollinisation d’une façon qui lui parle. Mes parents étant à côté de moi, je les ai « utilisés » pour rendre vivante mon explication.

 J’ai présenté mon père comme étant un arbre ayant des fleurs mâles, j’ai posté ma mère à 2 mètres de lui, la présentant possédant des fleurs femelles. Il sait que pour faire un bébé il faut une graine de papa et une graine de maman (un peu trop petit pour lui parler des gamètes mâles et femelles), donc je lui ai fait le parallèle dans le cas présent, le bébé étant pour la faune ce qu’est le fruit pour la flore (après tout le bébé est le fruit de l’amour).

 Mais comment faire se rencontrer deux arbres qui sont enracinés au sol loin l’un de l’autre ? C’est alors qu’entre en piste celle qui va réduire cette distance, la petite abeille qui en butinant de fleurs en fleurs mêle les pollens et permet la « fécondation florale ». J’ai placé Loulou deuxième dans le rôle de l’abeille allant de mon père à ma mère, ça l’a beaucoup amusé. Je lui ai expliqué que sans les abeilles, les guêpes, les papillons, qui sont tous des agents dits de pollinisation, les fleurs ne pourraient pas donner de fruits, donc la végétation ne pourrait plus se développer, que ça serait grave pour la planète et que de ce fait nous devions tout faire pour les préserver, trop de mal leur ayant déjà été fait à cause des insecticides.

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 J’ai su deux semaines plus tard que cette démonstration avait porté ses fruits (c’est le cas de la dire), lors d’une sortie qu’ils ont fait avec l’école. Un de ses camarades a voulu écraser deux abeilles, il m’a racontée le soir qu’il s’est interposé en lui disant « il ne faut pas tuer les abeilles, ce sont des agents pollinisateurs, c’est grâce à eux que les fleurs font des fruits !! ». J’étais fière de lui, au moins le message est passé.

 Je suis souvent en colère de constater que quand j’avais l’âge de mes loulous, on parlait déjà de ce qui se passait pour la planète, les conséquences écologiques du mode de consommation abusif auquel se livrait l’être humain ; en colère de constater qu’il aura fallu une trentaine d’années pour prendre ces alertes d’alors au sérieux, réaliser qu’il est urgent de faire quelque chose, et que pour beaucoup d’espèces il est déjà trop tard, à cause de l’insouciance du plus grand nombre. Ça me reste en travers de la gorge de penser que nos parents nous ont laissé la zone, et qu’à défaut de pouvoir faire le ménage de notre vivant nous devons transmettre à nos enfants des valeurs qui leur permettront de continuer ce que nous avons le devoir de commencer, mais l’impossibilité de finir. Difficile de s’excuser d’une chose pour laquelle je ne me sens pas responsable, et dont ils vont malgré tout hériter. Mais puisque demain n’est pas écrit, je veux espérer qu’il reste encore des choses à faire, et quand je vois comment mes loulous sont réceptifs, je veux y croire.

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28/09/2007

Pour les manifestants birmans

Je profite de mon blog pour faire suivre un mail que je viens de recevoir d'un ami qui m'est très cher. J'ai signé la pétition, je vous copie le mail et mets des liens actifs afin de vous permettre d'agir si ce qui se passe vous interpelle. Libre à chacun bien évidemment de s'engager ou non, de s'exprimer ou non, une signature de plus ou de moins peut sembler insignifiante, mais "les gouttes d'eau font les grandes rivières", alors sait-on jamais...

 

Au président chinois Hu Jintao et aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU :

"Nous soutenons les citoyens birmans manifestant pacifiquement. Nous vous demandons de vous opposer aux gestes violents commis envers les manifestants et nous sommes en faveur de la réconciliation et de la mise en ¦uvre de politiques démocratiques en Birmanie. Nous vous tiendrons responsables pour toutes les violences commises contre les participants aux protestations." 

Cliquez ici pour signer http://www.avaaz.org/fr/stand_with_burma/a.php?cl=20563010&signup=1  

Des dizaines de milliers de moines, de religieuses bouddhistes et une partie de la population civile sont descendus dans les rues de la Birmanie, défiant l’interdiction de rassemblement du gouvernement. Lors de la dernière protestation en 1988, les militaires ont assassiné des milliers de personnes et aujourd’hui, ils ont ouvert le feu sur les moines.

 

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Le peuple birman ne sera pas vaincu si le monde, cette fois, apporte son soutien aux manifestants. Le sommet des Nations Unies commence aujourd'hui à New York. Nous faisons donc urgemment campagne pour inciter ses membres à faire pression sur les généraux birmans pour qu'ils négocient au lieu de réprimer les manifestations. 60,000 personnes ont déjà signé! Nous ferons parvenir la pétition aux pays membres du Conseil de sécurité – particulièrement au président chinois Hu Jintao, qui a toujours protégé la junte - et aux médias présents à l'ONU cette semaine. Signez notre pétition d'urgence visant à appuyer les manifestants en Birmanie : cliquez ci-dessous et alertez vos amis :

http://www.avaaz.org/fr/stand_with_burma/a.php?cl=20563010&signup=1

Depuis des décennies, la junte birmane réprime toute forme de protestation, notamment en emprisonnant la dirigeante élue démocratiquement Aung San Suu Kyi et de nombreux activistes, en nettoyant littéralement plusieurs villages de province, en semant la misère et en réduisant des milliers de personnes aux travaux forcés dans des camps de réfugiés. Le tiers des enfants de moins de cinq ans souffre de malnutrition et des millions de citoyens ne mangent qu'un repas par jour.

Mais jeudi dernier, des moines et des religieuses bouddhistes, qui jouissent d'un grand respect en Birmanie, ont commencé à marcher et à réciter des prières. Des milliers de personnes se sont joints à la protestation; de simples citoyens en majorité, mais aussi des célébrités et des comédiens. Ils ont rompu la chaîne de la peur et ont redonné espoir à 52 millions de Birmans.

Cependant, cet espoir est fragile. Le régime panique et emprisonne les dirigeants de l’opposition et ses supporteurs. Aujourd’hui des coups de feu ont été tirés et la police a utilisé du gaz lacrymogène contre les moines et les autres manifestants. La situation semble désespérée – On ne peut plus perdre du temps

Nous sommes face à une situation où nous pouvons faire la différence : prendre parti pour le peuple birman et appuyer ses efforts pour se défaire de la tyrannie. Envoyons un message clair aux Nations Unies – notamment à la Chine, pays hôte des prochains Jeux Olympiques – afin de prévenir les généraux qui dirigent la Birmanie que la violence sera condamnée et que le temps est venu de changer de position.

La force du peuple s'exprime dans les rues et les gens meurent pour leur liberté Faisons savoir aux manifestants que nous sommes avec eux.

Voici quelques articles sur la situation:

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=77926

http://www.liberation.fr/actualite/monde/280818.FR.php

 

 

 

26/07/2007

URGENCE POUR LES BALEINES URGENCE

Bonjour à tous et toutes,

hier nous sommes allés à Beauval avec les enfants, j'avais prévu de vous en raconter un bout aujourd'hui, mais je viens de recevoir à l'instant un mail qu'il me parait plus important de diffuser. Si vous vous sentez concernés, signez la pétition et faites suivre ce message au plus grand nombre de vos contacts. C'est urgent, un délai ridicule de 15 jours a été donné pour présenter suffisamment de signatures; alors ne remettez pas à plus tard. merci pour les baleines, les animaux marins, la santé de nos océans. 

 

Voici la copie du mail:

 

urgence baleine

 

Le peuple américain l'a rejeté.
Les cours fédérales ont voté contre lui.
Mais le marine américain ne prend pas le NON pour une réponse.
Elle installe un système de sonar si puissant qu'il peut effectuer des bruits à crever le tympan des baleines à 300 milles de distance.
Ses effets sont si de grande envergure - et aussi inconnus - qu'il pourrait menacer la survie des populations entières des mammifères marins.
Maintenant la marine veut déployer ce système actif de basse fréquence du sonar (LFA) à travers des 70 % des océans du monde.
Et l'administration de Bush a donné au public seulement 15 jours pour enregistrer notre opposition.
Il est critique que vous soumettiez un commentaire officiel immédiatement.
Cliquer ici
http://www.nrdconline.org/campaign/biogems_whales_0707
<http://www.nrdconline.org/campaign/biogems_whales_0707>
pour envoyer à l'administration de Bush un message fort et clair que nous ne les laisserons pas jouer un jeu terrifiant de la roulette russe avec les océans de notre planète.
Mettez votre pays en bas de la pétition si vous êtes ailleurs qu'en Amérique du nord.
Merci de votre aide pour les baleines.