04/02/2010

comme promis, la vidéo

Que dire de plus, nous avons été très heureux de vivre ces moments, c'était vraiment magique



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envoyé par dreamha. - Regardez des vidéos d'animaux drôles.

14:34 Écrit par Dream' dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : animaux, oiseaux, loulou, beauval |  Facebook |

11/01/2010

bientôt un an

Eh oui, lundi prochain ça fera pile un an que le 4 pattes à poils, alias "Pischtroumpf", "Pitoune", "Pitch", "Capi", "Capsule", a déboulé chez nous. Il fait tellement partie de notre vie qu'on n'a pas vu le temps passer et qu'on a l'impression que ça fait bien plus longtemps qu'il est avec nous.

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Merci Aurélie pour votre message, j'envisageais de vous envoyer des photos de Caps pour noël mais j'avais peur de vous faire de la peine. Je pense souvent à vous et aux bons soins que vous avez prodigués au poilu, beaucoup de ses attitudes me disent à quel point vous l'avez papouillé, c'est assez drôle de le voir sur le dos, les 4 pattes en l'air au bord de l'endormissement quand on le tond. Ou alors se pointer à mes pieds et attendre un coup de soufflette quand je me sèche les cheveux, c'est bien simple il adore ça.

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Je vous remercie également de la confiance que vous nous avez accordés en nous donnant Caps, je fais cet article spécialement pour vous, afin que vous sachiez ce qu'il devient.

Diane
Diane

J'ai eu beaucoup de mal à prendre la photo ci-dessus, en fait celle d'une photo qui était déja de qualité moyenne, mais on y voit quand même un peu. C'est Diane, la chienne qui a partagé un long moment la vie de mon oncle et ma tante. Dès que j'ai vu Caps j'ai été surprise par les similitudes du pelage et de la forme, même si Diane était quand même un peu plus grande. La première fois que j'ai amené Pitch chez ma tante, ils ont eu aussi la même réaction, le regardant souvent en disant "c'est vrai qu'il ressemble à Diane", et mon oncle l'appelait en disant "viens Fifille".

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Occupé à  fixer un pigeon, il a même fini par baver, il me faisait penser au loup qui imagine un poulet roti en regardant une volaille vivante dans les dessins animés deTex Avery

Ses instincts de chasseur sont marqués, son nez est très fin. En avril, sur une propriété de 3000 m², il a passé l'après-midi à aboyer sur  un hérisson qui s'était mis en boule pour se protéger (pov'n'érisson). Il a fini par venir  me rejoindre, il a commencé à boire dans une grande flaque, mais comme il avait trop chaud ça ne lui a pas suffi. Il marchait en buvant, et d'un coup il s'est affalé dans l'eau, "en crapaud" pour un effet fraicheur maximum. Je repartais une heure après en voiture (ouac!!!!).

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Sur 2009, il affiche à son tableau de chasse 6 pigeons attrappés dans la cour (voui voui, tout ça). Les pigeons ne me gènent pas, au contraire, c'est cool de les voir voler et les entendre roucouler, mais ils prolifèrent beaucoup, alors je laisse Pitoune réguler un peu la chose.Il y a parmi eux des intrépides qui viennent boire à quelques mètres de Pitch, qui est alors tendu au max près à bondir. Il fonce, les fait s'envoler et revient en marchant fier comme Artaban, en éternuant un peu, l'air de dire "non mais, quelle insolence, comment osent-ils!".

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Un jour il en a choppé un devant Loulou deuxième, qui était très triste pour le pigeon, il m'a demandée d'empecher Capsule, mais c'était déja trop tard, le pigeon était blessé à mort, je ne pouvais plus rien faire pour lui, je n'ai même pas pu lui retirer. C'était surtout là que résidait mon soucis, car il mange tout, y compris les os et les plumes, je me doutais que ce n'était pas vraiment top. Renseignements pris auprès de la véto, elle m'a confirmée qu'il risquait un jour ou l'autre un occlusion intestinale, ou une perforation de l'estomac avec un os. Mais comment faire, autant il me laisse mettre les mains dans sa gamelle, la reprendre, prendre de la nourriture dedans, autant il grogne quand je veux prendre sa chasse.

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Tondu cet été, la couleur de son pelage est très différente

Sur un des forum que je fréquente, j'ai fait un jour la connaissance d'un éducateur canin, qui a bien voulu me donner des conseils (au passage je te salue Stéphane, bonne année, et surtout longue vie à ton école). Ce qui lui a tout de suite sauté aux yeux, c'est que Capi me dominait et qu'on avait tous besoin d'un peu d'éducation. Il y a des choses que j'ai pues rectifier, d'autres non, comme le fait qu'il monte sur les lits, car je n'ai pas envie de lui faire la guerre pendant qu'on est là pour qu'il n'y monte pas, sachant pertinemment qu'en notre absence il ne va pas se géner. Et pour le moment je n'ai pas la place de mettre sa panière dans la pièce. Ce n'est pas bien, mais j'assume.

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Il ne tire plus en laisse, j'ai pu la dernière fois fermer tranquillement la porte à clé sans avoir à le tirer, il attendait sagement malgré son impatience évidente d'aller se balader (j'avoue que je pèche là-dessus, il ne va pas beaucoup en balade en ce moment, il s'est d'ailleurs un peu empaté, je corrigerai ça aux beaux jours).

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Petit lâcher de crayon sous l'inspiration,

en reprenant de mémoire l'idée d'un dessin

je suis incapable de le refaire depuis

Quand j'ai informé les enfants de certaines règles auxquelles nous ne pourrions pas déroger pour le bien-être de tous, ils ont un peu traîné les pieds, c'est Loulou deuxième qui s'y est mis le plus vite, il a repris son frère et sa soeur en leur disant "non, l'instituteur canin a dit qu'il ne fallait plus faire ça!". Le fait de se positionner par rapport à Capsule lui a fait beaucou de bien, il a pris beaucoup d'assurance, et parfois quand il doit reprendre son chien il lui dit ensuite "c'est pas toi qui commande, c'est moi ton maître, ça veut pas dire que je t'aime pas, mais tu dois obéir", et Capi l'écoute consciencieusement. On est bien loin du petit garçon qui avait peur quand Caps éternuait. Quand on jouait avec Pitch et qu'il mordillait doucement, Loulou faisait un bond en arrière en retirant sa main, ça aussi c'est fini.

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En ce moment Capsule est beaucoup plus proche des garçons que de miss Malice, qui parfois a disputé son chien sans raisons parce qu'elle était en colère après moi. Il n'a pas peur et ne développe aucune agressivité envers elle, mais il l'évite, alors qu'elle s'est souvent endormie sur lui. Elle s'est aperçue de cet évitement, je lui ai expliquée la raison, j'ai vu qu'elle regrettait, elle comprend que ce qu'elle a fait n'était pas juste. C'est ce que je voulais qu'elle réalise, car un chien, c'est pas un jouet, un souffre-douleur, c'est un être doté de sentiments et de sensibilté comme nous, avec en plus une sincérité affective que les humains n'ont pas toujours d'ailleurs. Cet amour inconditionnel implique qu'on le respecte, la question ne se pose même pas c'est une évidence.

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De même pour s'occuper de le nourrir et lui mettre de l'eau, je refuse qu'on compte les tours, que ça devienne une corvée. Quand je demande "quelqu'un peut aller nourrir Capsule?", et que j'entends (rarement il faut dire) trois "j'ai pas envie" je réponds "ok je vais y aller, mais bon ce soir on ne mange pas, je n'ai pas faim et je n'ai pas envie de vous faire le repas". ça ne traine pas, deux secondes après quelqu'un y va. Qu'on ait le courage ou pas de faire les repas, il faut bien le faire, je refuse que nourrir Pitoune soit une tache parmi tant d'autres, c'est une nécessité.

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Capi aime beaucoup être avec Loulou premier, il va souvent se coucher à côté de lui pendant qu'il bouquine. Loulou le caresse beaucoup, lui fait des bisous et lui dit souvent combien il l'aime. L'amour qu'ils ont tous les trois pour lui les rend très heureux, et parfois tristes, car ils savent qu'un chien vit moins longtemps que nous. Alors voilà ce qu'ils ont imagnié : quand j'aurai fini le sac de croquettes, je dois changer de marque et acheter "celle-qui-apporte-plein-de-vitamines-garde-votre-chien-en-bonne-santé-et-prolonge-sa-vie-de-deux-ans" (merci les pubs). Je leur ai expliqués que nous pourrons prolonger sa vie en l'amenant petit à petit à être plus calme, ils m'ont dit "bah oui, on va faire les deux, comme ça on prolongera sa vie de 4 ans". Mais qu'est-ce que vous voulez répondre à ça?

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un petit coup de chaud


Nous jouons beaucoup avec lui, le petit rituel du matin c'est le premier levé le nourrit et le met dehors, puis ouvre, ou un autre qui s'est levé entre temps, et moi je me planque sous les couvertures en me préparant à recevoir 20 kg et quelques d'énergie reniflante qui part à ma recherche, truffe mouillée en avant. Eclats de rires à tous les coups. Son petit lion a été rebaptisé "joujou" à cause du film "nos voisins les hommes", et quand on dit "jou-jou!" en imitant la voix du chien dans le film, il se met à le chercher partout.

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un peu plus près des étoiles?

non non, des pigeons

Il est toujours, enfin nous sommes tous, en apprentissage, d'ailleurs à noël je lui ai offert un livre "apprendre à parler chien" (ben quoi?), mais je lui lirai, parce que c'est écrit trop petit pour lui (mais arrêtez de rireu!!!). Il a beaucoup progressé déja, il ne s'accroche plus systématiquement aux jambes des nouveaux venus pour essayer de les dominer. Son dernier pigeon, il me l'a ramenée en échange d'une croquette, et il ne se jette plus sur ce qui tombe par terre pour le manger.

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Il ne passe plus chez le voisin depuis qu'on a modifié le muret, mais il aime toujours autant être en hauteur, quand nous allons dans le grenier de la maison d'en face il grimpe à l'échelle sur nos talons. La première fois, on l'a redescendu dans nos bras, considérant impensable qu'il redescende tout seul. Mais quand il est remonté 5 minutes après derrière moi, j'étais décidée à le laisser attendre là-haut pour qu'il comprenne qu'il ne devait pas monter. Je suis descendue, et un quart d'heure après, j'ai vue Pischtroumpf descendre à l'échelle (pfffffff même pô peur). J'étais verte. Cet été les enfants ont fait du grenier leur repaire de jeu, il les suivait puis se couchait à l'entrée pour guetter mes allées et venues. Il lui arrive parfois d'y monter seul pour surveiller les pigeons.

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Son comportement dans la neige est aussi amusant, il est tout gai quand il sort, il colle tout de suite le nez au sol à la recherche d'odeurs diverses, et ça l'émoustille beaucoup. En tout cas aussi sûrement que cette trace dans la neige, il est en train de faire une belle empreinte dans notre coeur, et celle-là elle ne fondra pas.

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14:39 Écrit par Dream' dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loulou, malice, capsule |  Facebook |

25/12/2009

joyeux noël

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Je n'avais aucune envie de le fêter cette année, si j'avais bossé j'aurais embauché à 5 h du mat donc j'avais prévu de rester seule le soir, et de me coucher vers 10 heures. Vu la chute de mon moral la semaine dernière, nous avons conclu avec Piccolo qu'il serait préférable que je ne reste pas seule finalement, d'autant qu'une personne qui m'est très proche a choisi avant-hier pour m'annoncer quelque chose de plutôt dur à digérer (genre celui qui vous fait un croche-patte pendant que vous essayez de vous relever...), donc je me suis joint à mon ex-belle famille pour réveillonner avec mes enfants.

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Et très honnêtement j'ai beaucoup apprécié, c'était convivial et simple, loin des repas interminables que je fuis en ce genre d'occasion, certes très bons mais aussi très (trop) copieux, et qui font qu'on se demande toujours après avoir mangé les mises en bouches, l'entrée, le plat de poisson, où on va trouver la place pour mettre encore le plat de viande et ses petits légumes, la salade, le fromage et la buche (oui oui, c'est du vécu).

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L'hôtel de ville, place Jean-jaurès...

J'ai même dormi là-bas, avec Miss Malice, qui avait beaucoup de mal à réfreiner son impatience quant au lendemain et l'ouverture des cadeaux après le passage du père Noël. Ce n'était pas mieux pour Loulou deuxième qui décompte les jours depuis la semaine dernière et a même fini par avoir un coup de blues en se demandant s'il aurait quelque chose, prenant (enfin) conscience qu'il n'avait pas été très sage. Il est encore à la limite de "j'y crois j'y crois plus", je le sens parfois en proie au doute: "ok c'est les parents mais... s'il existait quand même?".

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... et ses jets d'eau

Pour Loulou premier c'est un peu différent, hier il était avec son père chez la personne qui nous a vendu un vélo pour lui, il l'a essayé avant pour qu'on vérifie si la taille était bonne. Mais quand même, dès le début décembre quand il a commencé à faire des listes à rallonge de cadeaux pour sa commande et que j'ai mis le hola, il a dit "ok je commande juste un marteau, comme ça je vais me casser toutes mes dents, et c'est la petite souris qui me donnera de l'argent pour m'acheter ce que je veux". Bah ouais, on ne va pas renoncer à toutes ses croyances d'un coup hein, c'est cool d'être "grand-mais-pas-trop...

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Manèges en haut de la rue Nationale au bord du pont Wilson

Côté moral je suis arrivée à un certain statu quo, la situation est gelée, je ne remonte pas vraiment mais je ne descends plus, ce que j'estime déja pas mal. Je ne veux plus me casser la margoulette de la sorte, quand je suis allée chez le doc la semaine dernière je lui ai demandé combien de temps le traitement devrait m'accompagner, sa réponse fut sans appel : "tant que vous aurez des soucis" (super..). Donc je suis plus que jamais décidée à prendre à bras le corps ma situation et me sortir de là, ça passe évidemment par la qualité de mon cadre de vie.

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Hier matin, un technicien est venu chez moi pour me faire un diagnostic thermique de la maison (le tour est vite fait, deux chauffages dans une pièce de 30 m² et le reste non chauffé où tu te pèles un max) et me proposer des solutions pour faire des économies (traduire dans mon cas: étudier l'intallation la mieux adaptée quand notre lieu de vie sera une vraie maison). J'ai apprécié la gentillesse de cette personne, qui a fait un constat de la situation (la zone partout vue que dès que le moral est en baisse le peu d'organisation que j'ai dans les taches ménagères basiques part en vrille) sans jugement, tenant simplement comme propos qu'il ferait le maximum pour trouver ce qui correspond le mieux à mes besoins, et à mes moyens bien entendu. L'après-midi il me téléphonait pour me redemander des précisions, il planchait sur mon devis, un autre coup de fil plus tard il m'annonçait une enveloppe globale de 20 000 € (joyeux noël...). Les deux-tiers du budget que j'ai prévu vont y passer, mais en même temps je n'ai pas vraiment le choix.

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Je ne ferai donc pas tout ce que j'avais prévu, mais on va quand même pouvoir sacrément avancer. Je vais devoir placer dans le budget restant la réfection de ma toiture, mes fenêtres à l'étage et la réfection de la pièce du bas. Je ne pourrai pas faire les cloisons de nos pièces à l'étage ni financer un escalier digne de ce nom, tant pis je prendrai dans un premier temps un escalier type "de meunier" et je définirai nos espaces avec des meubles, on va quand même passer de 30 m² d'espace de vie à 130, il n'y a vraiment pas de quoi se plaindre. ça va forcément aller mieux dans ces conditions, c'est évident.

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Le pont Wilson, appelé aussi "le pont de pierre"

Je pourrai dès lors concentrer toute mon énergie sur le côté professionnel, soit en arrivant à convaincre mon employeur actuel qu'on peut encore s'apporter mutuellement des choses, soit en envisageant une réorientation. J'ai déja quelques idées, deux projets de longue date refont surface et je cherche comment les adapter à mes aspirations actuelles. Pour le moment, c'est en gestation, rien de concret n'est envisageable tant que les travaux ne sont pas réglés, sinon c'est le mur assuré, et j'aimerais faire autre chose que de me planter régulièrement dans ma vie.

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La bibliothèque municipale...

En tout cas je tenais à vous remercier du fond du coeur, vous Isa dont j'apprécie d'avoir fait récemment la connaissance; toi Elo que je remercie pour ton dernier mail (excuse je n'ai pas eu le temps de répondre), tu vois les jours où je me demande ce que j'ai fait de bien à part mes enfants, je pense à notre amitié, à ton avancée, et tes mots m'aident à ne pas me noircir; à toi Beedoo dont je me sens aussi très proche par certains épisodes passés autant que par ta course aujourd'hui pour être "la-maman-qui-travaille-et-qui-fait-tout-en-même-temps-en-cherchant-le-début-et-la-fin-de-journée" (ouffffffff); à toi la Marmotte qui alterne hibernation et surbooking (de la mesure en tout , m'enfin!!!!!... au fait j'attends toujours une photo de TOI dans le t-shirt Scrat... heum heum). A toi Barba pour qui j'ai une pensée toute particulière à cause de ce que tu traverses en ce moment, qui me donne envie de sortir de mon trou pour te tendre la main et t'en sortir à ton tour; aux membres de Carimbo qui  en cette période où je me cherche me permettent d'être utile et de recevoir en donnant; tous ceux que je ne connais pas encore et que la vie mettra sur ma route pour rencontrer des gens formidables.

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... et sa fontaine

Pour vous, cette chanson de Goldman, Ensemble, et tout au long du post des photos de Tours prises de nuit cette semaine. La photo prend de plus en plus de place dans ma vie, je deviens touriste dans ma région, je deviens étrangère, tout devient une curiosité, un amusement, comme si je débarquais d'une autre planète, et ça me permet de faire le vide. Bon Noël à tous. 

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Le pont de fil

Souviens-toi

Etait-ce mai, novembre Ici ou là ?

Etait-ce un lundi ? Je ne me souviens que d'un mur immense

Mais nous étions ensemble Ensemble, nous l'avons franchi


Reviens-moi

De tes voyages si loin Reviens-moi

Tout s'ajoute à ma vie

J'ai besoin de nos chemins qui se croisent

Quand le temps nous rassemble Ensemble, tout est plus joli.


21:56 Écrit par Dream' dans Promenades en Touraine | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : noel, maison, loulou |  Facebook |

08/09/2009

la rentrée, en deux temps trois mouvements

C'est vraiment le cas de le dire. Vous devez vous en douter, l'évènement me branchait mais alors là carrément pas du tout. A tel point que je ne savais même pas avec précision la date de reprise, le 2 ou le 3 septembre. Et comme j'avais mis je ne sais où le papier pouvant me renseigner, je suis allée faire u tour lundi sur le site de l'inspection académique. Déja c'était le binz' pour trouver, et quand j'y suis arrivée, je lis sans autre précision des niveaux concernés "rentrée le 2 septembre".

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On s'organise en fonction, coucher de bonne heure, lever à l'heure, petits dej and co, tout nickel, et nous voila dans la rue direction l'école avec mes trois canetons cartables au dos, tout fiers. J'arrive sur le parking de l'église, je me dis "tiens il n'y a pas beaucoup de voitures pour la rentrée", la postière déscendait de la sienne, elle me regarde et me dit en fronçant les sourcils "mais ce n'est pas aujourd'hui".. Elle était pliée, moi aussi, on s'est dit "bon bah à demain" et j'ai fait faire demi-tour à mes trois petits cartables. C'était la répétition générale, en costumes quoi... (mais arretez de rire euh!!!!)

Remarquez ça compense le tout premier jour d'école de Loulou premier, on avait loupéle réveil et on était arrivé 10 minutes en retard (eh oui, déja...). Mais là, un jour d'vaance, je ne suis pas sûre de pouvoir renouveler l'exploit.


Le lendemain ne fut pas aussi bien réglé, mais on y est arrivé quand même. Je me suis accrochée avec des parents d'élèves (bah oui, déjà), parce qu'une fois que leur enfant a été appelé pour le CP, ils sont restés avec d'autres parents qui avaient aussi laché leur loulou, et bla-bla-bla vas-y que je te raconte mes vacances et tout, donc on n'entendait plus le directeur appeler les noms. Je regarde les gens, ils se taisent deux secondes et repartent de plus belle. Agacée, j'ai lancé un "Chuttttttttttttttt!!!!!" assez explicite, une femme dit à l'autre "bah dis-donc, y sont vachement aimables les gens", ça m'a gonflée, je ne voulais déja pas être là en cet instant précis, alors il ne fallait pas trop me chercher.

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Je leur dis qu'on n'entend rien avec leur bavardage, que eux s'en foutent vu qu'ils ont largués leurs momes, elle me dit "ouais bah vous n'avez qu'à vous rapprocher et puis c'est tout" (!!!!!!!!!!!!!!!), j'ai rétorqué "vu que vos enfants sont à l'école vous n'avez plus rien à faire là, alors mettez-vous à l'écart pour discuter", ce qu'ils ont fini par faire.

J'ai été surprise de l'affectation de Miss Malice, je m'attendais à ce qu'elle soit en classe double niveau vu son avancée en lecture et écriture, elle a été mise en CP simple, j'ai dit à Piccolo "je leur en souhaite, elle va se faire ch... en classe elle va mettre le waï". Mais c'est là qu'intervient le troisième mouvement de mon titre, j'ai eu une lettre hier du directeur, m'informant que compte-tenu du niveau de Miss Malice, elle change de classe à partir de jeudi pour aller... dans la classe CP/CE1 dans laquelle j'avais présumé qu'elle irait dès le départ. Clap clap clap... pourtant ce n'est pas faute de lui avoir dit en juin lors de l'inscription. Quand ils se décideront à m'écouter, ils me préviendront.

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Par contre moi j'ai annoncé la couleur, vu qu'on n'a toujours pa retrouvé le livre de bibliothèque de l'année dernière, les loulous ont interdiction formelle (de mon fait) d'emrpunter le moindre livre à l'école. Ce mots a été lu par la maitresse de Loulou Deux, et signé, par contre je ne sais pas si le directeur l'a lu, vu qu'il n'y a pas de signature. Il est peut-être débordé, mais moi l'année dernière on a su me dire que les mots devaient être signés ce qui indiquait qu'ils avaient été vus. Ah mais oui c'est vrai, moi je ne suis pas débordée comme eux, je 'nai pas trente-six mille choses à penser, je n'ai que trois enfants, je me noie dans un verre d'eau, pas eux, quand ils sont débordés c'est légitime...

Je ne les louperai pas cette année, vu ce qu'ils ont déclenché, je ne leur tolèrerai aucun défaut. Déja l'adresse de l'enveloppe,ça m'a bien fait marrer, heureusement qu'ils n'ont pas eu à la poster. ils ont mis "Mme, le nom de la rue de Piccolo, qui n'est pas dans la même commune que moi, le code postal et le nom de ma commune". Bravo.

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Comme vous tous nous avons été briefés sur l'hypothétique pandémie qui permet aux labos de se frotter les mains à s'en brûler. Si un enfant a de la fièvre, il doit porter un masque et est renvoyé chez ses parents. Je ne vois qu'une seule chose positif dans cette phobie de la grippe, c'est que plus e gens vont enfin comprendre le bien fondé de se laver les mains plus souvent (et croyez-moi chez certains c'est pas du luxe). Une chose est sûre, c'est que manifestement je n'ai pas été jugée apte par l'Education Nationale à juger quand mes enfants devaient ou non aller à l'école, je vais donc m'en remettre à leur jugement, patraque ou pas mes enfants iront à l'école, je les laisse gérer la suite, ce sont eux qui décideront de me rappeler ou non pour aller les chercher, et vu qu'il ne m'est pas aussi facile de m'adapter une fois que je suis au boulot que d'anticiper la veille au soir en me rapprochant de mes parents ou de mes beaux-parents, je crois que ça va être sport (pour eux, parce que moi il est hors de questoin que je mette mon taf en péril pour leur raisonnement à deux balles).

De même je les attends au virage s'il devait y avoir une fermeture de classe pour trop d'enfants malades, car là ils auront droit, eux, la science infuse personnifiée, de décider que les enfants peuvent manquer l'école. Il y a peu de temps, quelqu'un de proche m'a dit "tu mets les gens 'borderline' ", bah là je ne vais pas me gêner pour les pousser au bout de leur raisonnement et voir jusqu'où va leur logique.

Je vous en parlerai demain, là je dois aller bosser dans la maison, mais ce que je vis avec Mme Schach-Duc me donne une force nouvelle, et encore moins l'envie de me laisser mettre des batons dans les roues par des gens croient tout savoir.

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15:10 Écrit par Dream' dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ecole, loulou, malice |  Facebook |

27/07/2009

Un bol d'air pur

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un canard, dont je ne connais abolument pas la variété

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Kamichi à collier, l'oiseau préféré de miss Malice

De retour comme promis pour vous rendre compte en images de la journée d'hier, passée au parc en compagnie de Loulou premier. Nous avions réfléchi au contenu de nos sacs dès la veille, afin de prévoir les bouteilles et charger suffisamment de piles pour nous deux.

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un piranha

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un jeune arapaïma

Réveil cool accompagné par le bavardage des hirondelles et des pigeons, un gros truc tout fou plein de poils qui m'a sauté dessus en entendant l'Angelus (ouf c'est à 8 h le dimanche) parce qu'il voulait manger. Quand Loulou s'est réveillé il a tenu à me préparer mon petit dej, j'ai trouvé ça super sympa, on a pris nos céréales tranquillement.

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bébé raton-laveur

Finalement ce qui nous restait de la veille en repas n'allait pas suffir, arrivés à St Aignan on a fait une halte au super U pour s'acheter de quoi déjeuner, quand on est arrivé sur le parking du parc il était archi plein, avec un temps pareil il fallait s'y attendre. Toutes les tables étaient prises, alors on a étrenné la voiture en mode pic-nic, on a beaucoup apprécié.

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Langur de Java

Puis APN au cou, nos pass à la main, nous avons pris la direction de l'entrée. J'ai laissé Loulou décider de ce qu'il voulait voir, dans quel ordre, à condition que je puisse passer du temps avec les rouquins et voir le bébé koala. Il tenait à voir le spectacle, on s'est organisé en fonction de l'horaire de l'après-m, dès 14h15 nous étions en place, heureusement, à 15 h c'était noir de monde, il y avait des gens partout, même en bas dans les allées.

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Lamantin, nommée tendrement "maman-Daphnée" par ses soigneurs

Les photos marquées "LThio" ont été faites par Loulou, il se débrouille de mieux en mieux. Pendant que nous attendions le spectacle, nous discutions il m'a dit qu'il souhaitait créer un blog pour mettre en ligne ses photos, de Beauval et du récent voyage qu'il a fait aux Etats-Unis. Dès qu'on commence je vous mettrai le lien.

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Pygargue de Steller au plumage juvénile

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Pygargue à tête blanche adulte, Altesse en pleine action

Pour certaines espèces je n'ai pas les noms précis, Didier si tu passes par là n'hésites pas à compléter.

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Loutre naine d'Asie (Barba, je te l'ai filmée aussi)

J'ai été surprise de voir le nombre de naissances depuis mon dernier passage début mai, c'est une véritable explosion, chez les ratons-laveurs, les pandas-roux, les fourmilliers, les tapirs, les tigres blancs, sans compter les oiseaux de la nursery. C'était très ressourçant moralement de ramener tout à des évidences, à des choses très simples, à la vie, à l'échange.

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Des patas, appelés aussi "machines à bêtises"

En écoutant l'animatrice lors du nourrissage des gorilles, j'ai appris que Sheila n'avait pas su trop s'y prendre au départ avec Maisha, elle ne lui tournait pas la tête vers la tétine. Inge, une maman plus expérimentée, à pris le relais en allaitant la petite pendant les trois premiers jours, puis le déclic s'est fait pour Sheila, qui ensuite a su s'y prendre correctement.

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Gorille des plaines, Asato au premier plan, Sheila (je crois) au fond

Nous avons pu admirer le bébé koala, accroché dans le dos de sa maman. Il est né en novembre, mais n'est sorti de la poche que ce mois-ci. Elle s'appelle Alkoomie, qui signifie "très jolie" en aborigène.

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Alkoomie et sa maman

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Un dendrolague de Goodfellow, qui trouve sa gamelle très confortable

pour une petite sieste

Comme il me restait encore un peu d'argent après nos glace et mon café, nous avons acheté un sac de pop-corn pour la mini-ferme. Il était 17 h passé, vu le peu d'appétit de certains chèvres, nous en avons déduit qu'elles avaient du en avoir pas mal avant. Mais ça permettait aux moins hardies d'en avoir, les autres boudant carrément.

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Grands échanges à la mini-ferme

Là aussi des naissances en perspectives, des gros ventres doux à caresser. Les gens arrivent par vague, il y a eu un moment calme, nous nous sommes assis dans l'allée à côté d'une chèvre qui se reposait tranquillement, Loulou la caressait, une autre est venue à ma gauche, elle était si calme que j'ai même pu poser ma tête sur son cou, j'entendais l'air passer en elle quand elle respirait. J'ai posé mes mains sur son gros ventre, ça a bougé un peu.

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Nous sommes restés longtemps avec les chèvres, ce calme était très agréable. Et puis des gens sont arrivés, avec du pain, j'ai essayé de leur dire qu'il ne fallait pas les nourrir avec ça, la jeune fille a dit à sa mère "tu vois maman je te l'avais dit", et sa mère lui a répondu agresivement "mais si, tu leur donnes, c'est bon". Heureusement que la plupart étaient déja bien calée, la plupart ont refusé d'en manger.

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Anon, espèce à préciser

Quand nous sommes allés vers la serre des grands singes, Muda était dehors, je suis restée en extérieur jusqu'à ce qu'il me voit, dès que ça a été le cas il s'est dirigé vers l'intérieur, je lui ai emboité le pas pour me mettre à "notre" endroit. Il y est arrivé direct, j'avais le coeur qui battait fort en le voyant arriver, je me demandais ce qu'il pouvait bien ressentir en cet instant.

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Christina, toujours aussi cool

Nous étions à quelques cm l'un de l'autre séparés par la vitre quand j'ai senti une main me tapoter l'épaule, une dame me demandait de me pousser pour prendre une photo. Là où je me mets, la serre fait un angle, je me suis mise sur le côté Muda a tourné la tête pour mettre à nouveau son regard dans le mien. Je me marrais intérieurement en entendant les gens dire "oh bah non il a tourné la tête".

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Suly

Christina était un peu plus loin, assise par-terre tranquillement, le dos appuyée à arbre, fidèle à elle-même en toute "zénitude". Elle n'a pas voulu venir à la vitre, mais quand je suis repassée plus tard, tout le groupe mangeait, avec Loulou on a décidé de manger le reste de chocolat aux noisettes, ça a beaucoup intéressé Christina qui est venue à la vitre. Je me suis approchée, je lui ai montré ce que je mangeais, ensuite j'ai fouillé dans mon sac, ça m'amuse toujours de la voir lorgner dans le sac pour voir ce que je vais en sortir.

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Manis et son petit dernier, Dayak, né le 9 mars

J'ai aussi vu Mandy, qui grandi à vue d'oeil, c'est fou. Manis était sur l'île, Dayak son dernier né sur le dos. Là non plus pas de changements, c'était encore elle la dernière à rentrer pour la nuit.

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Maki vari noir et blanc

Près du bassin de spectacle, il y avait un concert, musique et chorale d'enfants et ado, c'était bien sympa, j'ai trouvé leur présence à la fois originale et très agréable, nous sommes restés pour les écouter. Je ne les ai pas en photos, juste en film, donc je ne peux pas vous les montrer. C'était surtout la prise de son qui me préoccupait, car ce que le batteur faisait m'intéressait, c'est une application de ce que je suis en train d'apprendre en ternaire. Puis devant la qualité de cette ensemble, j'ai continué à les filmer.

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Cercopithèque de ... j'ai oublié

Ensuite nous sommes retournés sur nos pas, nous avons enfin pu observer les bébés tigres, 5 nouveaux nés de début juin. Coup de bol, Chili est descendue les toiletter, 3 d'entre eux sont venus la téter.

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Trois trigrons blancs affamés (pauvre Chili, elle en avait marre, elle a fini

par grimper là où ils ne pouvaient pas l'atteindre)

Arrêt également auprès des manchots de Humboldt, j'ai montré à Loulou comment distinguer les jeunes des adultes. Aller, je vous montre aussi. Dans l'amalgame ci-dessous, c'est facile le plus en haut à gauche a encore son duvet, donc là, aucun doute. En haut à droite, un individu au plumage juvénile. Comparé à celui d'en dessous, vous pouvez voir qu'il n'a pas encore sa couronne noire qui court sur son ventre, et le trait blanc n'a pas encore atteint ses yeux.

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Manchots de Humboldt, jeunes et adultes

Alors pour voir si vous avez compris, je vous laisse trouver si le collègue de dessous, qui a bien voulu poser pour moi, est un adulte ou un jeune.

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Alors?

Loulou a voulu passer à la nursery avant de partir, c'était une bonne idée un soigneur était en train de nourrir des jeunes guira, là non  plus pas de photos, que des films. Je voulaiis poser une question au soigneur, mais pas évident avec la vitre, alors j'ai attrappé le carnet dans le sac de Loulou et j'ai écrit "avec quoi les nourrissez-vous?", il a cherché à son tour un papier de son côté pour me répondre "souriceau et poissons".

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Bébé fourmillier

J'ai pu aussi voir le bébé fourmillier, il est adorable, c'est marrant il vient chercher le contact visuel près de la vitre. Tout ce petit monde me donne envie de revenir pour suivre leur évolution. Je n'ai pas pu voir les bébés calao rhinocéros nés dans la deuxième quinzaine de mai. Je m'en doutais qu'il y avait de la ponte dans l'air, à une période la femelle ne délogeait plus de son nid et le mâle s'était montré particulièrement agressif, pas moyen de jouer à la soufflette comme il me laissait parfois faire.

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Une Agouti

Nos pass expirent le 21, je ne me pose même pas la question tellement la suite est évidente.

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Femelle magot et son petit

21:57 Écrit par Dream' dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bebe, loulou, beauval, muda, orang-outan |  Facebook |

Je refuse

Oui, je refuse que ce soit la fin, au nom de tout ce que j'ai déja encaissé, au nom de mes récentes avancées, de tous les "foutus d'avance" que j'ai déja remportés. Au nom aussi de mes enfants, pour qui je me suis embarquée dans cette voie afin qu'ils aient toujours un toit à eux quoi qu'il leur arrive dans la vie. Parce que si je lâchais maintenant, ça leur montrerait que je laisse les autres décider de mon avenir, de la dimension de mes rêves, de mon degré de liberté. 

Je veux au contraire leur démontrer que jusqu'au bout il faut y croire, et que difficile ne veut pas dire impossible. Nous au moins nous saurons ce que ça nous a coûté, en patience, en acceptation, en restriction le temps de trouver des jours meilleurs. Il y a un parc de loisirs tout près d'ici, je me suis trouvée à y donner un coup de main pour préparer l'ouverture en avril dernier. Vers les derniers jours, la directrice avait amené ses enfants et deux autres de leurs camarades. Elle a dû s'absenter, ils jouaient sur un grand trempoline, mes enfants étaient également là, Loulou premier s'est approché pour jouer avec eux, l'ainé de la directrice lui a balancé: "non, tu ne viens pas, ici c'est mon parc, c'est moi qui commande!".

Bravo, sans commentaire... Loulou est venu m'en parler, cette réflexion lui avait fait mal, je lui ai dit "laisse tomber, tu vois ça c'est la réflexion d'un enfant qui n'a jamais manqué de rien, dans un sens tant mieux pour lui. Mais nous, même si on est en train de s'en sortir, on sait vivre avec rien, ça ne nous a jamais empêché de rire et d'être heureux, de vivre des moments inoubliables. Tu sais, je ne leur souhaite pas de vivre ce qu'on a connu, mais si ça arrivait, ce n'est pas dit qu'ils sachent aussi bien s'en accomoder".

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J'aurais préféré ne pas connaître ni faire connaître à mes enfants les situations extrêmes que nous avons vécues, mais tout n'est pas négatif, nous avons appris à faire feu de tout bois, à attendre, à savourer le peu qu'on a, à apprécier ce qu'on obtient enfin, à faire des choix quand on ne peut pas tout avoir. Nous avons appris à partager aussi, à réaliser que même si on a parfois le sentiment d'avoir peu, il y a des gens qui ont encore moins que nous, ne serait-ce que dans la sécurité d'avoir un toit (même si en ce moment ce toit est une passoire), disons alors des murs solides, dont nous sommes propriétaires, et dont nous savons que nous ne serons pas expulsés, et puis à manger dans nos assiettes chaque fois que nous avons faim. Sur un forum j'ai fait un jour la connaissance d'un homme qui a connu bien pire (si tu passes par ici, donne moi de tes nouvelles si tu en as envie, en tout cas j'espère que tu vas bien), allez lire son blog, et vous comprendrez ce que c'est de descendre aux enfers et de glisser plusieurs fois avant de trouver comment remonter. J'ai beaucoup de respect pour lui, en lisant ce qu'il a écrit j'ai ressenti beaucoup de peine, mais aussi de honte et de colère: voilà ce que notre société fait aujourd'hui de ceux qui pendant un moment ne rentrent plus exactement dans les cases. Le siège éjectable semble avoir une sensibilité de plus en plus accrue.

Tout ça tourne dans ma tête depuis mercredi dernier, mon moral est descendu en flêche à mesure que les jours passaient, je suis passée par tous les stades, lassitude mentale, épuisement physique, sentiment d'être submergée, d'avoir perdu, de m'être trompée de route. Je pense que vendredi a été la pire journée, j'étais carrément à la ramasse. En remettant ma batterie électronique en carton pour l'emmener chez mes parents avec d'autres affaires trop fragiles pour être stockées dans mon autre maison, je me suis mise à pleurer, en voulant retourner dans ma carapace. Je m'imaginais déja ne retournant pas en cours de batterie à la rentrée, n'inscrivant pas Loulou premier au solfège comme prévu, ne retournant pas au boulot, démissionnant et gardant mes enfants ici pour leur faire l'école, limite en mettant sur mes volets et ma porte "passez votre chemin, mise en quarantaine à l'infini". J'ai même appelé l'assistante sociale pour lui dire que je ne voulais pas venir au rendez-vous fixé mercredi prochain à son bureau, que ce qui m'arriverait désormais m'était égal. Elle a dit qu'elle maintenait l'horaire de rendez-vous, que je vienne ou non.

En raccrochant je me disais "ils veulent gérer ma vie, ok, je veux être assistée sociale maintenant (non non pas assistante, assitée, apparemment c'est un métier, il y en a qui savent très bien jouer avec toutes les aides sociales). Je vais perdre mon boulot, ensuite je ne pourrai plus payer la maison, je vais perdre la maison, il faudra qu'ils nous relogent et nous trouvent de quoi vivre, je vais leur faire cracher leurs aides". Je fonctionne comme ça, j'ai besoin d'envisager les pires solutions pour déterminer ce que je veux ou non; oser les verbaliser, les visualiser, m'aide à les sortir de moi et m'assurer dans mes choix.

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Un pote est passé vendredi après-midi, il est des rares à pouvoir entrer ici, il a dit des choses sans porter de jugement, des choses que je savais déja sur la façon dont je dois agir ici pour avancer, mais ça m'a fait du bien de l'entendre de la bouche de quelqu'un d'autre, d'une part ça prouve que ce que je voyais n'était pas une mauvaise idée, d'autre part qu'il y a encore des gens qui peuvent comprendre, et d'où je viens, et où je vais. Quand il a su que ça faisait presque 5 ans que je me bats pour sortir de là, il m'a dit "bah t'as des c...", et ça aussi ça m'a fait du bien de l'entendre, car les bien-pensants avaient fini par me faire douter de moi.

Le soir je suis allée chez mes parents porter mes affaires sensibles, et je suis passée chez mes ex-beaux-parents. On ne s'était pas bien compris sur quand je reprendrais les loulous, dans mon esprit je les reprenais ce soir-là, mais quand je suis arrivée ils étaient en pij. On a mangé tous ensemble, finalement je ne suis repartie qu'avec Loulou premier afin qu'on bosse tous les deux à la maison. Samedi nous sommes allés à la déchetterie, ça faisait un moment que je n'avais pas pu y retourner, faute de temps ou de véhicule approprié.

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Depuis que l'Audi m'a lâchée mi-mai, je roulais avec le camion que Big man m'a prêtée, ça c'était cool pour faire des tours de déchetterie.  Je pouvais normalement le garder jusqu'en fin d'année, mais sa fille a eu son permis et il m'a demandée de lui rendre pour elle. J'étais ensuite sencée récupérer mon Espace, mais on n'arrivait pas à trouver un créneau pour ça, alors en attendant mon ex-mari m'a prêtée sa voiture, une mégane, je ne voyais pas aller à la déchetterie avec, d'une parce que je n'aurais pas mis grand-chose dedans, et de deux parce que j'aurais trouvé ça vraiment incorrect de risquer de salir le coffre et les sièges: tout ce que je prévoyais de mettre à la déchette avait subi plusieurs averses et était mouillé et/ou crade.

Finalement quand mon Espace est arrivé il s'est avéré qu'il ne roulait pas correctement, j'ai gardé la mégane une semaine de plus et j'ai demandé à mon ex-mari de me trouver en urgence un véhicule. On est tombé sur "The one qui est fait pour moi", un Voyager Rallongé, je l'ai depuis deux semaines. Et là donc pour la déchetterie c'est cool, j'ai même récupéré des palettes au boulot, je peux les mettre dans la partie arrière à plat sans plier les sièges passagers. Donc voilà, je vais pouvoir à nouveau avancer. Juste une petite remarque, les services sociaux n'étaient pas là quand je galérais pour trouver une solution pour aller au boulot que j'aie une voiture ou non, et je n'ai pas demandé à qui que ce soit quoi que ce soit pour financer ma voiture, même si j'ai bien les boules d'avoir eu à prendre sur mes économoies destinées aux travaux 2000 € pour garder une mobilité.

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Une fois la cour vidée samedi soir, le moral était meilleur, et puis d'un coup je me suis mise à réfléchir. Pour le moment, les services sociaux ont accepté de me rencontrer dans leurs locaux, alors qu'au départ ils voulaient venir ici. Je vis depuis cette décision sous la pression de me demander à chaque instant pour chaque chose chez moi "est-ce que ceci va leur convenir?". Je les ai faits  rentrer chez moi avant même qu'ils n'y soient, et là j'ai dit stop. Qu'ils me demandent des comptes sur la ponctualité de mes enfants à l'école ou la raison de leurs absence ok, qu'ils viennent contrôler ici la façon dont nous vivons, non, pour moi c'est hors sujet, et du domaine privé. Je lui ai proposé de venir lire ce blog, elle m'a dit qu'elle n'avait pas internet au boulot, et ne souhaite pas sur son temps personnel venir voir, car je cite "ce sont deux choses différentes madame, j'ai une vie privée aussi vous comprenez?". Ok, alors dans mon cas, je refuse également qu'on fasse un amalgame de tout.

J'ai donc décidé d'aller effectivement au rendez-vous mercredi prochain, mais de refuser la visite ici. L'assistante sociale m'a dit qu'elle devait faire un rapport sur la façon dont je collaborerai ou non à l'instruction du dossier, et que je peux en cas de refus me retrouver saisie par la justice. Et je suis prête à cette éventualité, le cas échéant je veux demander au juge pour enfant s'il trouve la situation normale.

Concernant le fait que Miss Malice a porté plusieurs jours les mêmes vêtements, ça a étét déclaré ainsi: "ses vêtements n'ont pas été changés", ce qui ne véhicule pas vraiment le même message, cette déclaration implique un non-lavage, alors que ce n'était pas le cas. Il est heureux pour son instite que je ne l'aie pas su plus tôt, mais quand c'était Loulou premier qui allait chercher sa soeur, elle faisait passer d'autres parents avant lui, elle ne voulait pas qu'il l'emmène, alors que pourtant j'avais rempli l'avis d'autorisation dans ce sens conformément à ce que m'avait demandée la directrice. Ma voisine m'a dit qu'elle a souvent dit qu'elle la prenait en même temps que sa fille pour que Loulou puisse l'emmener, et lui n'osait pas me le dire.

Par ailleurs, mon autre voisine, qui après avoir déménagé de la commune revient vivre ici, m'a dit qu'une fois sa fille est revenue avec des marques à l'avant-bras, faites par cette instite qui avait sous le coup de l'énervement serré un peu trop fort sa fille. La directrice avait reconnu être au courant de ce genre de situation qui arrivait parfois "mais on n'y peut rien". Ok, donc ses agissements sont couverts par sa supérieure, et moi elle se permet de venir m'emmerder parce que j'ai habillé ma fille avec les mêmes vetements (lavés, je me sens obligée de le préciser).

J'ai envoyé il y a quelques temps le lien de ce blog à l'Inspection Académique, j'espère qu'ils auront eu la curiosité de venir lire, s'ils tombent là-dessus j'ose croire qu'ils auront la même diligence et le zèle pour déclencher une enquête à propos de cette enseignante dont la réputation d'avoir les nerfs à fleur de peau n'est plus à faire, qu'ils l'ont eu pour venir mettre le nez dans ma vie. Ce qui me choque le plus dans cette histoire, c'est que les signalements sont tous regroupés sans dicernements sous le même intitulé au niveau de l'Inspection Académique: "signalement d'enfants en danger", alors que l'Assistante Sociale m'a dit texto "je veux vous entendre aujourd'hui sur les retards, les absences, et les vêtements". Ils devraient revoir leurs termes, ça me fout en l'air de savoir que la situation actuelle arrive dans la même boite que les signalements d'enfants frappés, abusés sexuellement ou que sais-je encore.

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En ce qui concerne l'école, ce qui me fait sourire c'est la remarque que déclence le fait d'envisager de les déscolariser "mais vous ne pouvez pas faire ça, vous vivez seule vous ne pouvez pas arrêter de travailler pour leur faire l'école". Ah tiens, ça vous importe aujourd'hui que j'aie des moyens de subsistances pour assumer matériellement mes enfants? Vous n'arrivez même pas à comprendre que c'est pour maintenir cette évidence que je n'ai pas pu répondre à vos exigences de ponctualité cette année. Alors ok, mes loulous iront à l'école, MAIS je ne collaborerai en aucune sorte à quoi que ce soit, ils feront leurs devoirs s'ils le veulent, je leur ai expliqués l'intérêt d'apprendre, d'étudier, ils ne le feront pas pour l'école, mais pour eux, donc peu m'importe les notes qu'ils rapporteront. Inutile également de me contacter en cas de punition, aux enseignants de gérer ce qui se passe dans l'école, à moi de gérer l'extérieur, il n'y aura plus de communication, ce qui a été déclenché là est rédhibitoire quant à mes échanges avec les enseignants. Déja je pense que je vais avoir beaucoup de mal avec le fait que Loulou Premier va avoir comme instite cette année le directeur de la primaire, qui a signé conjointement le signalement avec la directrice de maternelle, qui s'était empressée de me dire "vous avez bien vu que ça ne vient pas que de moi, le directeur de la primaire a signé aussi" (tout à fait l'esprit scolaire, ça doit leur déteindre dessus, "eh mais y a pas que moi woh!!!!!")

Enfin bref, c'est leur faire trop d'honneur que de continuer de parler d'eux, je vais changer de sujet. Depuis que j'ai grillé par erreur mon disque dur externe, jai fait très peu de photos, ça m'a dégoutée aussi. Toutefois hier nous sommes allés à Beauval, je n'y étais pas retournée depuis le 1er mai faute de véhicule, je ne voulais pas y aller avec une voiture qu'on m'aurait prêtée, ça parait con mais ça me gênait de faire des trajets autres que de bosser ou faire des courses (ou la dechette avec le camion). Donc il fallait que je vide mes cartes mémoire de l'appareil, et là je suis retombée sur quelques photos que je veux mettre ici, la malice de mes "clowns-babybel" m'amuse. Celle où ils sont tous les trois, je l'ai prise derrière eux sans qu'ils me voient, Loulou deux s'était subitement arrêté de jouer et avait appelé à voix basse son frère et sa soeur, ils sont entrés doucement dans le hangar pour voir les jeunes hirondelles qui avaient quitté le nid. Celle du pigon me plait beaucoup, c'était un soir où le soleil commençait à s'oranger; seule une partie du toit du voisin était illuminée ainsi, donnant une couleur particulière à ce pigeon qui me regardait le photographier.Loulou premier avec les chèvres, ça date d'hier, je vous raconterai , là je lui ai promis de jouer à la bataille, ensuite on va promener Capsule.

Dans mon paradis, j'ai fait le plein d'essence, celle qui me va, celle dont je me nourris, essence de vie présente à chaque pas là-bas, il y a eu plein de naissances ces trois derniers mois.

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13:43 Écrit par Dream' dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : maison, loulou, combat, avancee |  Facebook |

01/07/2009

envie...

... d'exploser!!! J'ai passé une nuit pour ainsi dire blanche à ruminer, résultat des courses ce matin impossible de me lever pour aller bosser, j'étais prise de vertiges dès que je tournais la tête, tout en étant encore au lit. C'est la colère qui m'anime, et la lassitude de devoir toujours me justifier, j'ai l'impression que plus j'avance vers la porte de sortie de notre galère, plus je dois le faire souvent.

Alors une fois de plus je m'y colle, de toutes façons j'avais l'intention de faire un bilan en septembre pour mes 40 ans, je ne fais qu'anticiper un peu. Pour certains d'entre vous, rien de nouveau dans ce que vous allez lire, pour d'autres, dont deux personnes que j'ai conviées à la lecture de ce présent article, peut-être l'espoir de vous apporter une vision d'ensemble autre que les conclusions que vous êtes en train de tirer, "dans l'intérêt des enfants". Eh oui, ils sont encore au coeur du problème, je me défends d'agir pour eux, dans leur intérêt, mais vous aussi, alors que nos revandications sont différentes, il y a un problème là, non?

Bon avant d'aller plus loin, je vais expliquer pourquoi ce post. Je considère l'année scolaire qui vient de passer comme très sombre, bordélique à souhait, et sans deux points auxquels je me raccroche pour positiver, je dirais carrément que c'est un échec. Pas au niveau des résultats des enfants, mais au niveau organisation, rythmes, devoirs, ponctualité. J'ai foiré sur toute la ligne, vue qu'une fois que le train est en route on suit ou on se casse la margoulette; j'ai passé mon temps cette année à avoir les mains accrochées à l'entrée du wagon et les pieds qui essayent désespérément de trouver la marche, je me suis sentie ni vraiment dedans, ni vraiment dehors.

Depuis ma mutation l'année dernière, je n'ai pas du tout trouvé mes nouveaux repères, comme dit la directrice de l'école maternelle, la nouveauté cette année c'est que c'est Loulou premier qui emmène son frère et sa soeur à l'école, alors qu'avant c'était moi. C'est vrai. Voyez-vous, de mon côté la nouveauté sur le plan professionnel, c'est qu'avant je travaillais 20 heures par semaine et que j'embauchais toujours à 12h30; depuis mai 2008 j'ai été mutée dans une unité 5 km plus loin, ce qui certains matins demande un quart d'heure de plus que le trajet précédent pour me rendre au boulot, soit 3/4 d'heure de trajet en tout; j'ai maintenant un contrat de 30 heures hebdomadaires, et j'embauche en moyenne à 9 h ou 9 h 30, mais certains matin à 7 h ou 8 h 30.

Je me suis beaucoup investie dans mon travail afin que ma hiérarchie ne regrette pas cette mutation, tout le monde n'a pas joué le même jeu, au bout du compte il y a pas mal de déceptions. C'est vrai j'ai mis un peu de côté la gestion de la cellule familliale, je pensais agir au mieux de  nos intérets, je me suis plantée. J'ai laché prise en début d'année, l'hiver a été dur cette fois, j'ai eu beaucoup de mal à supporter le vent dans ma toiture, plusieurs fois j'ai cru qu'on était foutus. Et puis il y a eu les rats, qui avaient élu domicile à l'étage, et qui la nuit déscendaient par les gaines du compteur électrique dans la cuisine pour taper dans nos réserves. Voici ci-dessous un des spécimens que j'ai retrouvés après avoir mis le blé empoisonné donné par la mairie. La Marmotte peut témoigner que je ne raconte pas de blague, et que ça n'était vraiment pas facile à vivre, surtout quand Capsule arrachait les cartons pour pouvoir les trouver.

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Alors c'est vrai, je cafouille sur toute la ligne, mais je suis un peu usée. J'ai eu quelques conseils: rapprochez-vous d'une assistante sociale. Ah oui, ça je connais. Quand mon ex-mari s'est retrouvé 8 mois en fauteuil roulant suite à son accident de cyclo, je me suis rapprochée des services sociaux. On m'a proposée qu'une personne m'aide à la maison pour agir auprès des enfants. Petite contradiction, elle arrivait le matin à 8 heures, à partir de 9 h  ils étaient à l'école elle était donc seule avec moi, pour "m'aider à m'organiser," comprendre par là me dire que je devais jeter beaucoup d'affaires, et apprendre à ne plus rien garder. Ce comportement de ma part à l'époque correspondait à un besoin de protection, je me sentais en danger en devant agir autrement, c'est un peu comme si vous vouliez enlever une couverture à quelqu'un qui a froid en lui assurant qu'il n'en a pas besoin.

J'ai osé tenir tête aux services sociaux, qui ont décidé que je devais être aidée malgré moi, et que cela serait défini dans un cadre juridique puisqu'un cadre social n'avait pas suffi à me faire entendre raison. Alors je me suis retrouvée à devoir me justifier de nos conditions de vie devant un juge pour enfant. Je lui ai demandé s'il trouvait que j'offrais moins à mes enfants que la communauté des gens du voyage, mes enfants sont scolarisés, habillés et nourris correctement (s'il m'avait dit oui à l'époque, j'étais prête à exploser mon budget pour mettre une caravane au milieu de la cour).Il a déclaré un non-lieu et a débouté définitivement les services sociaux de leur requête. Alors non, je ne veux plus rien avoir à faire avec eux.

Autre conseil, faire un travail de psychothérapie pour m'aider à avancer et à modifier mes comportements. Dans l'idée, ok, d'ailleurs j'ai déja fait ce travail là. C'était en 2001, à la fin de la première séance quand j'ai eu fini d'expliquer au thérapeute les raisons de ma présence, mon mal-être etc, sa première remarque a été : "vous sortez d'une autre thérapie et vous me donnez son bilan là", non, c'était mon propre bilan. Je n'ai pas trouvé auprès de lui le soutien nécessaire, je continuais sur la lancée de mes trentes et quelques premières années où j'étais persuadée de n'être rien qu'un vulgaire détritus qu'il était souhaitable de mettre à la poubelle. Je n'avais qu'une obcession, mourir, et chercher par quels moyens je passerais un jour à l'acte. D'avoir porté mes deux garçons m'avait un peu réconcilée avec mon corps de femme que je détestais par ailleurs, mais l'amour que je leur portais ne gommait pas mes meurtissures profondes. 

La conception de Miss Malice n'était pas prévue, notre couple battant déja de l'aile, ça a fini de nous séparer, et je me suis retrouvée seule à décider de la garder ou non. Même si mon ex-mari ne regrette pas un seul instant sa présence aujourd'hui, à l'époque il était très clair sur la question, nous ne pourrions pas assumer un troisième enfant, à moi donc de décider. Mon psy s'est emmelé les pinceaux entre ses convictions personnelles et son regard professionnel, pour lui cet enfant né en pleine déchirure conjugale ne serait pas heureux, autant ne pas le faire naître. Je me sentais trahie par ses propos. Quand j'avais 8 ans, ma mère a fait une profonde dépression, ce n'est que plus tard que j'ai su que c'est parce qu'elle avait fait une IVG suite à la conception non désirée d'un troisième enfant. ça m'a toujours choquée de savoir qu'ils n'avaient pas voulu d'un troisième, je me suis souvent demandée ce qu'aurait été ma vie d'enfant si j'avais eu un petit frère ou une petite soeur.

Je ne voulais pas vivre ça, je ne voulais pas regretter par la suite d'avoir fait le mauvais choix, de plus sans savoir pourquoi j'étais sûre que j'attendais une petite fille. J'ai fait le choix de la garder, je l'ai payé, je l'ai portée seule. ça se passait mal au boulot, j'ai fini par vouloir que tout s'arrête, à trois mois de grossesse j'ai attenté à ma vie, j'ai fini à l'hosto. J'ai réagi pour ma fille, parce qu'elle m'a donnée un coup de pied dans le ventre quand je commençais à sombrer, c'est moi qui ai appelé les secours, pour qu'au moins elle soit sauvée.

J'ai dû vivre ensuite avec les verdicts des psy qui tournaient en boucle dans ma tête, "inadaptée sociale", "souffre de phobie sociale", "présente des troubles d'adaptabilité". Si je n'étais pas encore à cette époque une "sociophobe", ces verdicts m'y précipitèrent: j'habite à 20 m de la boulangerie, je ne voulais même plus aller chercher du pain tant je redoutais que soit écrit en rouge sur mon front que j'étais un rebus de la société. Sans l'obligation de préserver un peu mes enfants, je me serais enfermée pour de bon chez moi et je me serais murée dans le noir.

Sur fond de divorce plutôt houleux, puisque ceux qui me connaissent depuis longtemps savent qu'on ne s'est pas toujours entendu aussi bien qu'aujourd'hui, loin s'en faut, j'ai eu à gérer les malfaçons de la toiture et entamer seule un procès, me battre pour garder la maison malgré l'évidence de tous que quand on divorce on perd tout. Convaincre la banque de rapatrier tous les prêts à ma tête, passant mon endettement mensuel à 53 %, ça a été un bras de fer que j'ai fini par remporter en ayant l'aval de la caisse régionale. Je mettais toute mon énergie dans ces combats pour la maison, espérant que ça me ferait oublier mon mal-être et cette errance mentale dans laquelle m'avaient propulsée les "diagnostics-couperets" des blouses blanches.

Heureusement ma route a croisé un jour celle d'une personne hors du commun qui m'a accompagnée dans ma quête vers moi-même, je me suis relevée bancale, j'ai trébuchée, je suis retombée, mais il a toujours été là, non pas pour me tenir la main et me porter, mais pour m'encourager à me relever, et à chercher ce qu'il y avait de bon en moi. Des circonstances font que j'ai eu aussi à faire un psy loin de chez moi, il a en une phrase effacé  8 mois de souffrance mentale. Je venais de lui dire à quel point je souffrais de me sentir un rebus, il m'a dit "la couleur des yeux, on ne peut pas la changer, une étiquette ça se décolle". En le quittant, j'étais sûre d'une chose, jamais plus je ne laisserais quelqu'un m'étiqueter, je suis inclassable et le revandique, au nom de la liberté d'être moi.

Je ne suis pas pour autant une asociale pure et dure, mes rebellions ne sont pas gratuites, je n'ai pas envie de casser un système pour le casser, mais parce que réellement il ne me convient pas. Cette modélisation à outrance me sort par les yeux, j'en ai marre d'entendre que je dois faire comme ci ou comme ça parce que la voie que j'emprunte est aux yeux de la majorité sans issue. J'entendrai toujours les mots de l'assistante sociale lors de ses premières interventions: "mais madame, il faut que vous compreniez qu'ici c'est fini pour vous, vous n'arriverez pas à assumer vos charges financières, il faut vous résoudre à vendre". Aujourd'hui, je suis toujours là, mes engagements financiers ont toujours été honorés, j'ai gagné la confiance de ma banque, j'ai actuellement un endettement mensuel de 15 %.

Mais pour en arriver là, j'ai dû pousser la porte des restos du coeur, je pensais pour un hiver, ça aura duré trois ans, où pas une seule fois je me suis sentie humiliée d'être là-bas par les bénévoles, j'ai eu à faire à des gens formidables qui m'ont soutenue moralement, et qui même encore aujourd'hui, bien que je les aiz quittés depuis presque un an, sont heureux d'avoir de mes nouvelles et de savoir que j'avance toujours. J'ai tellement basculé dans la peur de manquer pendant un moment que malgré toutes les boites de conserve que j'avais à la maison, je mangeais les restes dans les assiettes au boulot (c'était facile j'étais à la plonge) ou j'attendais que mes enfants aient terminé de manger pour finir leurs restes, ou je prétextais ne pas avoir faim.

Je ne regrette pas d'avoir vécu en tirant sur tout, parce que ça m'a appris à puiser dans mes ressources pour faire des fêtes à partir de rien pour mes enfants, j'ai appris à regarder et savourer tout ce qui ne s'achetait pas. Nous sommes revenus à des valeurs de bases, essentielles, la vie tout simplement.

Je reprenais confiance en moi au fil du temps, il m'a fallue tenir bien droit quand j'ai ramassé mon père à la petite cuillère suite au coma de ma mère, et sa santé restée précaire depuis cet incident survenu il y a trois ans. Il m'a fallue retrouner au boulot à la fin de mon congé parental, demander une augmentation de contrat, tenir bon face à un responsable qui n'avait qu'une envie, celle de me voir partir. 15 jours après ma reprise, Fun nous quittait, me renvoyant à ma solitude tous les week-end alors que les enfants étaient chez leur papa.

ça a eu une autre conséquence sur moi, je me suis en quelque sorte "dématérialisée", je fuyais toute visualisation corporelle, mon apparence m'était égale, mon poids, ma coiffure, mes vêtements, du moment que mon corps était propre le reste m'était égal. Il m'a fallue longtemps pour comprendre le danger de cette situation malsaine, comprendre que les espaces m'angoissaient, comprendre que je me suis livrée par la suite à une "boulimie matérielle" (peut-être pour compenser ma boulimie alimentaire que j'avais réussie à maitriser dans les grandes lignes). Cela s'est manifesté par un encombrement systématique et désordonné de nos espaces, avec tout et n'importe quoi, tout pourvu qu'il n'y ait plus de vide. Il y a eu une période ou nous ne passions ici qu'en nous mettant de biais, en nous faufilant entre les cartons, ce n'était qu'ainsi que je prenais conscience de mes limites corporelles.

Commençant à désamorcer un peu cette folie, j'ai décidé de chercher de l'aide, il m'a fallue aussi longtemps avant de re-pousser la porte d'un psychothérapeute, j'ai trouvé exactement la personne qu'il me faut, mais ça coince financièrement, une visite est facturée 44 €, je ne suis remboursée que de 11, je ne peux pas l'esprit tranquille dépenser 33 € une ou deux fois par mois, juste pour mon confort personnel, alors qu'il y a tant encore à faire pour les enfants. J'avance donc seule dans cette reconstruction individuelle.

Sur le plan psychologique, il y avait là encore beaucoup à faire, à 37 ans j'ai enfin pu dire à mes parents ce qui m'est arrivée quand j'en avais 10, qui en était l'auteur, je me souviens ce jour-là avoir balancé à mon père "ça fait 27 ans que je le porte, à votre tour maintenant". Ils se sont pris un grand coup de massue dans la tête, mais moi ça m'a libérée d'un grand poids. J'ai compris aussi que ce n'était pas ce dérapage qui était à l'origine de ma masculinité prononcée et de mon rejet de féminité, mais bel et bien l'image de ma propre mère, qui pour moi est synonyme de faiblesse. C'est dur, mais c'est ainsi. C'est de Loulou Premier qu'est venue la guérison il y a trois semaines, quand il m'a dit "maman plus tard je veux te ressembler". Je voulais être certaine que c'était clair dans sa tête, je lui ai rappelé qu'il était un garçon et moi une fille, je voulais savoir en quoi il voulait me ressembler, il a répondu "parce que tu es forte". Exit le modèle de la faible femme...

Comme je vous l'ai expliqué récemment concernant les insultes à l'école, en intervenant pour Loulou Premier c'est comme si j'étais intervenue pour moi-même 30 ans en arrière et que j'avais compensé ce qui n'avait pas été fait alors. ça aussi ça m'a permis d'avancer.

Tout ce que je viens d'exposer me concerne, mais alors "et les enfants?" me direz-vous. Je discute souvent avec eux de la situation, de ce qu'ils veulent, ils aiment vivre ainsi, à part pour le fait que nous n'invitons jamais de camarades ici pour les anniversaires par exemple. J'ai grandi avec un frère de trois ans mon ainé, qui s'est construit seul en tout égoïsme et faisait partie des groupes qui m'insultaient, j'ai voulu auprès de mes enfants développer une notion de solidarité fraternelle, je leur enseigne que quoi qu'ils nous arrive à leur père ou à moi, ils doivent pouvoir compter les uns sur les autres. Comme tous les enfants ils se chamaillent quand ils sont ensemble et se cherchent quand ils sont séparés. Mais je les élève dans le partage, en veillant en même temps à apporter à chacun ce dont il a besoin.

Mon grand a besoin depuis longtemps de responsabilité, il les demande, je réponds à ses attentes et cela m'aide dans mon organisation en lui confiant la prise en charge de son frère et de sa soeur à l'école. Aujourd'hui, cette autonomie m'est reprochée par l'école, parce qu'il n'a que 10 ans. 

Miss Malice ne sait pas trop comment grandir, elle veut rester mon bébé, mais elle veut aller à la grande école, alors son avance sur le programme est contre-balancée par un manque évident de maturité. Je commence à lui faire comprendre qu'elle ne perdra pas mon amour en grandissant, et qu'au contraire nous pourrons partager d'autres choses. Le décès accidentel de son petit camarade l'a perturbée, elle a brusquement cessé d'évoluer, pouce au bec en disant "je veux Maman".

Loulou Deuxième, mon doux rêveur toujours à l'ouest, a un mal fou à rester concentré; l'arrivée de Capsule lui a fait beaucoup de bien, car là où il ne sait pas s'occuper de lui-même, il se responsabilise auprès de son chien, il se lève exprès le main pour le nourrir, et veille régulièrement sur la propreté et la fraicheur de son eau. Il m'a dit textuellement la semaine dernière "j'aime me sentir important pour lui". Car c'est vraiment un gros problème à son niveau, enfant du milieu dans la fratrie, "enfant tampon" comme on dit, il a du mal à trouver sa place, être grand comme l'ainée, ou petit comme la cadette, là est toute la question pour lui.

Pendant un moment il s'est senti différent de ses camarades et en souffrait, il a fallu que je l'aide à comprendre que loin d'être une tare au contraire la différence était une chance car elle enrichissait l'échange avec les autres, ainsi tout le monde n'avait pas la même chose à apporter aux autres. Le maintien dans une dynamique de groupe est difficile et un effort de tous les instants. Depuis peu j'ai trouvé par le biais du chant un moyen de l'intégrer à un ensemble tout en lui accordant une individualité, en le faisant chanter une autre voix. Il est à la fois avec nous et embellit l'ensemble de sa particularité. Je le sens s'épanouir peu à peu dans ce domaine.

Mais c'est encore difficile pour des choses très simples, du genre ne pas perdre la moitié de ses affaires entre le moment où je les lui donne et le moment où il s'habille après sa toilette. Et c'est ce qui s'est passé vendredi dernier. Quand je suis partie à 8h et quart pour le boulot, tout le monde était lavé, il n'y avait plus qu'à s'habiller. A 9 heures, je sortais du vestiaire en tenue, coup de fil du grand "Maman Loulou Deux est encore tout nu, il s'amuse, il dit qu'il ne trouve pas son T-shirt". Génial, je fais quoi moi? Je viens d'avoir un rappel au boulot sur le fait que j'arrive souvent en retard le matin, pour rectifier le tir je pars plus tôt de la maison, voilà le résultat. Evidemment hors de question de faire partir le grand et la petite (qui étaient prêts eux) à l'école et laisser Loulou Deux seul, alors j'ai demandé au grand de me rappeler quand il serait aussi habillé, et que j'aviserais. Il était 9h30 quand ce fut le cas, j'ai demandé au grand d'aller tirer la sonnette de la voisine et de lui demander de les accompager à l'école pour la prochaine récré, la personne contrôlant la circulation de la grande rue n'étant plus là, je ne voulais pas que les loulous traversent seuls.

La version de l'école c'est "vos enfants se sont trouvés seuls pour aller à l'école, ils ont été chercher la voisine pour les emmener". Très réducteur. Et ce n'est pas tout. Je suis restée sur le derrière hier en lisant une lettre de la directrice m'informant qu'un signalement a été fait auprès de l'Inspection Académique quant aux absences répétées et injustifiées de mes enfants, ainsi que les nombreux retards. Cerise sur le gateau, la maîtresse de Miss Malice a remarqué que celle-ci portait depuis un moment les mêmes vêtements. Et là ça me fait bondir, ce genre de constat fait sur l'apparence et non sur le fond, son étroitesse d'esprit ne lui a pas permis de se demander si ses vêtements étaient propres. Miss est lavée tous les jours, son linge intime est changé tous les jours, et ses vêtements lavés tous les deux ou trois jours.  En ce moment c'est le binz' chez moi au niveau vestimentaire, comme j'étais très en retard de linge à repasser je l'ai emmené chez mes parents, ma mère devait le faire mais elle a eu un soucis cardiaque, je lui ai dit de laisser tomber, du coup j'y vais quand je peux pour le faire moi-même, et ces temps-ci je n'ai pas trouvé un moment pour y aller, à par pourt arroser leur jardin en leur absence une fois la semaine dernière.

Et comme je suis en train de vider petit à petit la maison pour pouvoir y faire les travaux, j'ai beaucoup de mal à m'y retrouver, de plus depuis ma dépression du début de cette année, je suis toujours sous anti dépresseur, dont l'un des facheux effets secondaires est d'entrainer des troubles de la mémoire.

Je n'ai pas envie d'entendre que tout ce que je viens d'écrire ne vous regarde pas, que vous êtes génés d'apprendre tout cela, vous tirez des conclusions pensant agir dans l'intérêt de mes enfants, mais quand je serai vraiment à la ramasse, c'est vous qui viendrez agir pour leur bien, qui leur assurerez un toit pour l'avenir, à manger dans leur asiette au quotidien? Non, bien évidemment.

Hier soir j'ai commencé à balancer une recherche sur le net pour trouver des témognages de familles dont les enfants sont déscolarisés, majoritairement ce n'est pas l'enseignement à proprement parler qui est en cause, c'est le rythme de vie, et puis l'obligation de faire "propre sur soi" pour ne pas s'attirer d'ennui . Je ne savais pas qu'il fallait faire un défilé de mode pour rassurer les enseignants sur le fait que les enfants sont bien traités. A deux pas de chez moi, je connais une personne qui est régulièrement chargée en alcool, c'est son épouse qui gère les enfants, alors ça ne se voit pas, elle assure. Ah mais c'est vrai, je n'ai pas 7 enfants et je ne suis pas dans l'Education Nationale moi, donc forcément la médiocrité avec laquelle je gère mes enfants est pathétique et incompréhensible. Mais l'enseignante qui m'a gentiment balancée ça l'année dernière ne dit pas si les plus grands s'occupaient des plus petits pour soulager ses super parents, si tel est le cas, eux avaient bien le droit de répartir les responsabilités, mais moi non.

On s'inquiète de penser que mes enfants sont livrés à eux-mêmes quand ils ne sont pas à l'école et que je suis encore au travail, mais ces inquiétudes s'envolent quand une grève d'enseignant est déclarée et qu'aucune solution d'accueil n'est proposée pour nos enfants. "Nous sommes désolés pour ce désagrément, mais comprenez que nous nous battons pour l'avenir de vos enfants". C'est vrai, nous autres parents sommes vraiment des crétins pour penser basiquement à déjà leur assurer un présent. Excusez-nous, nous ne jouons pas dans la même cour, c'est le cas de le dire.


Bref tout ça pour dire que j'en ai vraiment marre, et que je m'oriente sérieusement pour la rentrée prochaine vers une déscolarisation des trois, j'étudie une organisation autour de mon boulot, car évidemment étant en cellule monoparentale je ne peux pas pour le moment lacher mon emploi. Finis les retards, finies les insultes (Loulou Premier ne veut à nouveau plus aller à l'école, à ce sujet je m'interroge sur le fait que l'un des camarades qui le traitait de gros a un papa dont la corpulence est très conséquente, serait-ce pour lui un moyen détourné d'évacuer la gène qu'il ressent quant à son père?). Finis les discours sur l'importance de la socialisation et de l'intégration alors qu'on autorise à côté l'usage de gameboy, DS et autre, qui favorise le repli sur soi-même et l'auto-exclusion des groupes. Finis la crainte d'être jugée pour tout et n'importe quoi, ou de voir des conclusions tricotées à partir de la moitié des éléments.

Quand on était gosse et qu'on jouait à se courir après, il suffisait de lever les pouces pour suspendre le jeu, le temps d'une courte pause. Je ne cherche pas mon second souffle, j'en suis à chercher le troisième, peut-être même le quatrième. Si je dis "pouce", vous allez me laisser souffler ou non? Que faut-il vous dire pour vous faire comprendre que là j'ai besoin qu'on me lâche: que je crie, que je pleure? Je n'en sais rien, en tout cas sérieux, laissez-moi vivre.

ocean dreams


17:50 Écrit par Dream' dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : respect, loulou, avancee |  Facebook |